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![]() Bienvenue chez les Robinsonpublié le 6 novembre 2007
Après le triomphe de Ratatouille cet été, Disney poursuit sur sa lancée et nous propose son nouveau long-métrage en images de synthèse, qui sans atteindre la qualité du maître Pixar, parvient à se montrer suffisamment sympathique pour emballer le jeune public. Le jeu vidéo inspiré du film suivra t-il le même chemin ?
Contrairement aux productions des studios Pixar, au degré de lecture complètement différent selon que l'on soit enfant ou adulte, les productions 100% Disney ciblent avant tout le jeune public. Dernier exemple en date avec Bienvenue chez les Robinson, qui malgré une approche très pixarienne respecte à la lettre les thèmes qui ont fait le succès de la firme américaine. Prétexte à l'aventure, l'histoire du jeu ne surprendra pas par sa grande richesse ni par ses rebondissements à foison. De même, il me sera impossible de vous dire si oui ou non le jeu retranscrit à la perfection le scénario du long-métrage, n'ayant pu voir le film d'animation sur grand écran. Ainsi, le jeu débute en Egypte, alors que Wilbur, héros du jeu, voyage dans le temps à la recherche de momies pour sa collection personnelle de photos. Mais ce qui ne devait être qu'une simple expédition tourne très vite à la catastrophe quand Wilbur enclenche à l'insu de son plein gré un mécanisme qui met en route de nombreux pièges. Ce niveau, au rendu graphique très réussi puisque l'image est volontairement vieillie et parasitée, sert surtout d'excellent tutorial pour maîtriser les bases du gameplay. Clairement destiné aux enfants, le jeu propose ainsi une prise en main relativement basique. Si l'on dirige le personnage avec le stick analogique gauche et la caméra avec le droit, la plupart des autres actions s'enclenchent automatiquement. Ainsi, aucune touche ne sera dédiée au saut, Wilbur prenant l'initiative de ce genre d'actions. De ce fait, les morts prématurées pour maladresse sont à proscrire. Mais, malgré cette apparente simplicité, le gameplay cache une variété franchement bienvenue. Car oui, si un enfant de cinq ans sera très vite capable de déplacer Wilbur, rien ne dit qu'il sera aussi capable de combattre. En effet, pour s'aider dans sa quête, notre héros pourra utiliser l'un des gadgets mis à sa disposition. Plusieurs d'entre eux sont ainsi disponibles, faisant croître le nombre d'actions possibles. Le premier engin que l'on récupère est le désassembleur, un gadget qui permet de détruire les objets et d'en récupérer de la matière première. Pour en faire quoi ? Créer de nouvelles choses en passant par le transmogryphe, lequel sera indispensable pour débloquer codes de triches et autres bonus, mais également pour améliorer le quotidien de Wilbur en lui octroyant de nouveaux points de vie, une barre d'énergie plus grande ou encore la capacité de porter plus de matière première simultanément. L'autre gadget indispensable que l'on récupère très vite, notamment grâce au désassembleur, est le scanner. Un outil qui ne permet pas le combat mais qui peut se révéler d'une aide très précieuse au cours de l'aventure, en dévoilant par exemple les mécanismes avec lesquels Wilbur pourra interagir ou mieux, en révélant les points faibles des ennemis. Si malgré les gadgets disponibles vous venez à être bloqué, une simple pression sur la touche Back vous procurera un conseil. Malheureusement, ces derniers sont suffisamment vagues pour vous mettre clairement dans le droit chemin. En plus de ces quelques gadgets de confort, d'autres objets vous seront utiles pour combattre les nombreux robots qui tenteront de vous barrer la route. Le gant électrique frappera vos ennemis d'une décharge paralysante, le désassembleur permettra par exemple de détruire les boucliers et carapaces des adversaires, tandis que le destructo-gant augmentera de manière considérable votre force de frappe. Le dernier objet disponible est un pistolet lévitateur qui encercle l'ennemi d'un champ de force faisant léviter le malheureux ainsi prisonnier. C'est donc avec cet arsenal, mal foi plutôt complet et très rachet-&-clank-esque, que Wilbur devra composer pour récupérer la machine à remonter le temps. Ce souci de variété, on le retrouve également dans les phases de gameplay, que les développeurs ont souhaité le plus diversifiées possible. S'il sera le plus souvent question d'explorer les environnements en remplissant quelques missions aux objectifs classiques, la progression sera jalonnée de passages vraiment variés. Ainsi, en plus des séquences d'exploration et combats usant les quelques gadgets décrits plus haut, Wilbur aura la lourde tâche de devoir résoudre de nombreux casse-tête pour progresser. C'est d'ailleurs ce qui pourrait empêcher le jeu de convenir aux plus jeunes d'entre nous tant les méninges sont parfois mises à rude épreuve. Pour le reste, le gameplay comprend d'autres séquences d'adresse un poil plus complexes comme lorsque Willbur est enfermé dans une bulle, singeant ainsi Monkey Ball. Enfin, d'autres passages s'inspirent directement du puzzle-game Boulder Dash dans lequel le joueur doit creuser pour se frayer un passage jusqu'à la sortie en évitant pièges et ennemis. Tout ceci contribue donc à rendre l'aventure la plus diversifiée possible. Si le jeu est court, il n'en reste pas moins intense et varié. Deux autres mini-jeux (dont un jouable directement au cours de l'aventure) tenteront de rallonger la durée de vie du titre comme celui vous plaçant dans la peau d'un agent de sécurité chargé de lutter contre les envahisseurs qui pullulent au sein de votre maison, et enfin les parties de charge ball, un sport opposant deux concurrents dans un mélange d'action, stratégie et puzzles. Enfin, sur le plan technique, Bienvenue chez les Robinson n’a pas à avoir honte et affiche une réalisation graphique fidèle au long-métrage Disney, avec une modélisation plutôt convaincante des différents protagonistes. Les environnements sont vastes, colorés et variés mais trop peu nombreux. De même, les détails ne sont pas légion et la plupart des décors brilleront par leur simplicité voire leur austérité tandis que les ennemis auront la fâcheuse tendance à tous se ressembler faute de variété. L’ambiance sonore quant à elle se montre plutôt convaincante, en partie grâce à l’excellent travail réalisé sur les doublages français qui jouissent des doubleurs officiels. Les musiques, sans être forcément géniales, se montrent plutôt convaincantes en soulignant comme il se doit (comprenez de façon hollywoodienne) les séquences de jeu. Images issues de la version PS2 du jeu test écrit par Olivier Graphismes
6 L'environnement graphique est fidèle au long-métrage, à savoir simple et coloré. Mais la 360 est quand même capable d'afficher bien mieuxJouabilité
7 Basique, la prise en main pourrait convenir aux plus jeunes, même si le maniement des gadgets pourra poser problème, qu'il s'agisse de l'interface de sélection ou du ciblage des ennemisSon
6 Les musiques pseudo hollywoodiennes assurent l'essentiel tandis que les doublages français brillent par leur qualité !Durée de vie
5 L'aventure est très courte et se conclut en moins de 6 heures pour un joueur normal, plus pour un enfant. Ajoutez à cela quelques mini-jeux.Fun
6 Esthétiquement fidèle au film et ludiquement varié et facile à prendre en main, le jeu devrait séduire les enfants, même si certains passages pourront se montrer frustrants.
• L'univers coloré et les doublages français
• La durée de vie malheureusement trop courte Verdict : 6Au final, Bienvenue chez les Robinson est l'archétype même de l'adaptation d'un film en jeu vidéo, à l'exception près que le résultat final se montre plutôt convaincant. Clairement destiné au jeune public, le titre propose une prise en main simplifiée justement calibrée pour les enfants et une réalisation graphique et sonore exploitant à merveille l'univers développé dans le long-métrage. Malheureusement, le jeu s'égare parfois et propose quelques séquences qui pourraient se révéler assez frustrantes pour la cible visée tandis que la durée de vie quadruplera à peine la longévité du film. |
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