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![]() Pariahpublié le 13 juillet 2006
Dominé par l’incontournable Halo de Bungie, le genre action à la première personne n’en finit plus de faire des vagues auprès des éditeurs qui mettent tout en œuvre pour faire vaciller de son trôle la référence incontestable. Parmi les plus sérieux prétendants se trouvait Pariah, un FPS futuriste plein de bonnes idées. Du moins sur le papier…
Les jeux de tir à la première personne, ou First Person Shooter comme on aime à les qualifier, n’ont jamais brillé par leur synopsis, plus enclin à servir de prétexte à une vaste boucherie qu’à transporter le joueur dans un torrent d’émotions. Le titre de Hip Games ne déroge pas à la règle. Nous sommes en 2342, la Terre telle que nous la connaissions n’excite plus et n’est désormais qu’un vaste champ de bataille où l’on enferme les prisonniers de plus en plus nombreux. Alors qu’il escortait justement quelques uns d’entre eux à ce qui aurait dû être leur dernière demeure, le vaisseau du docteur Jack Mason s’écrase mystérieusement en plein cœur d’une forêt. Sorti indemne malgré un choc terrible, Mason fait la connaissance de Karina, une prisonnière pas comme les autres, porteuse d’un puissant virus dans les veines. Effrayé de voir la jeune femme à l’air libre, l’un des coéquipiers de Mason n’hésite pas à lui tirer dessus, la blessant légèrement et contaminant au passage le docteur Mason, touché par quelques gouttes du sang de Karina. Pas le temps de tergiverser, voilà que l’ennemi pointe à l’horizon. On le voit, le scénario de Pariah ne brille guère par son originalité et n’est qu’un prétexte pour nous servir une action omniprésente. Confuse, malgré de nombreuses cinématiques, l’histoire de Pariah se fait enchaîner les niveaux sans réelle cohérence et l’on peine à clairement discerner les tenants et aboutissants du scénario. Mais tout ceci n’est qu’un détail puisque l’essentiel est là : le rythme ne faiblit jamais et ce sont des dizaines, voire des centaines d’ennemis qui tomberont sous vos balles. Pour ce faire, le joueur pourra compter sur un arsenal classique mais conséquent : un fusil mitrailleur, un sniper, un lance-grenades, un fusil à plasma, un fusil à fragmentation, l’incontournable lance-roquettes et plus original, une scie médicale pratique pour découper au corps à corps les ennemis qui auraient réussi à échapper à vos balles pour se glisser dans votre dos. En cas de blessure, vous pourrez utiliser vos medikits pour recharger au maximum votre santé. Petite originalité de la chose, les trousses de soins se présentent sous la forme de petits chargeurs que Mason doit ingurgiter par le bras. Attention car cette opération nécessite un certain temps qui pourrait être néfaste lors des combats. Enfin, l’arsenal n’est pas figé et il sera possible de le faire évoluer au cours de l’aventure moyennant quelques WEC, des capsules que l’on récupère dans les niveaux et que les développeurs ont pris un malin plaisir de cacher dans l’environnement. Ainsi, chaque arme peut être améliorée trois fois, faisant alors gagner précision, puissance, cadence de tir ou greffant quelques options rapidement indispensables comme la vision nocturne. Les niveaux, souvent vastes et en extérieur, invitent parfois le joueur à prendre le contrôle de véhicules pour des déplacements plus rapides. L’ennemi n’étant jamais bien loin, les quatre bolides que Mason sera amené à piloter (le bogie, le wasp, le dart et le dozer, respectivement une jeep, une moto, une monoplace et un char) sont tous équipés d’arme que l’on hésitera pas à utiliser pour se frayer un chemin. Seulement voilà, si l’intention était bonne, les séquences de pilotage sont un véritable calvaire manette en main où piloter et tirer demande à maîtriser la gâchette droite et les deux sticks analogiques simultanément. Cependant, malgré la complexité de ces passages, la jouabilité du jeu reste classique et se maîtrise en quelques instants. En revanche, le titre n’échappe pas au syndrome des ennemis bêtes comme leurs pieds. Sans être catastrophique, l’intelligence artificielle de Pariah n’est pas un modèle du genre. Certes, la plupart des ennemis essaient de maîtriser l’environnement pour se planquer dès que vous faites feu mais c’est bien là le seul élément cohérent dans leur comportement puisqu’une fois à découvert, ces derniers multiplieront les courses kamikazes dans votre direction où une mort certaine les attend. Sur le plan de la réalisation, sans atteindre la maîtrise technique des développeurs de Bungie, le titre de Digital Extremes se pare d’environnements vastes et variés. On peut certes reprocher des textures grossières ou encore certains éléments du décor modélisés à la hache, mais l’ensemble reste visuellement attrayant. Les cartes en extérieur sont gigantesques et fourmillent de détails, renforcés par des effets lumineux de bonne facture. En revanche, la modélisation des personnages est un peu quelconque lors des cinématiques tandis que les ennemis auront tendance à tous se ressembler au fil de l’aventure. Tout ceci a malheureusement un prix et l’animation peine souvent a resté fluide avec certains passages saccadés tout bonnement injouables. L’ambiance sonore quant à elle est réussie, les bruitages sont bons tout comme les musiques tandis que les doublages en français restent crédibles et bien joués. Par contre, les répliques des ennemis seront le plus souvent sans intérêt et très vite répétitives. Enfin, la longévité du titre se situe dans la moyenne des autres productions. La campagne solo se compose de 17 niveaux qu’il est possible d’accomplir dans l’un des 4 niveaux de difficulté proposés. FPS oblige, Pariah propose également son lot d’options multijoueurs en écran splitté ou sur xboxlive, pour un plaisir décuplé. Signalons l’excellente initiative des développeurs qui proposent un éditeur de maps que l’on pourra ensuite utiliser lors des parties en ligne. test écrit par Olivier Graphismes
6 Des environnements vastes et détaillés mais des textures grossières et une modélisation loin d’être pleinement convaincante.Jouabilité
6 Les commandes du jeu s’assimilent rapidement. Dommage que les séquences de pilotage soient totalement ratées.Son
7 Des bruitages et des musiques efficaces ainsi qu’un doublage en français convaincant.Durée de vie
7 17 niveaux pour la campagne solo, de nombreuses options multijoueurs en écran splitté ou xbox live et un éditeur de maps. De quoi faire !Fun
6 Malgré un scénario abracadabrantesque, Pariah reste un titre efficace et jouissif que viennent gâcher quelques problèmes de jouabilité et d’originalité.
• Un arsenal varié pour une action omniprésente
• Quelques baisses de framerate, des textures parfois grossières et des bugs graphiques ! Verdict : 6Au final, malgré de bonnes idées, notamment l’utilisation des véhicules censés apporter de la variété au gameplay ou encore la possibilité de faire évoluer son arsenal, et un contenu plutôt étoffé, Pariah reste un FPS classique qui peine à se démarquer de la concurrence, la faute à des défauts rédhibitoires comme une IA décevante, une technique moyenne, un scénario classique et quelques défauts dans sa jouabilité. Cependant, Pariah reste un titre efficace qui pourra sans nul doute rassasier les inconditionnels du genre. |
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