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![]() Forza Motorsportpublié le 25 septembre 2006
Introduction
Si Microsoft a progressivement su assouvir l’appétit des amateurs de simulations automobiles avec ses séries Rallisport Challenge ou encore Project Gotham Racing, il manquait à la ludothèque Xbox un titre capable de rivaliser avec la prestigieuse licence Gran Turismo sévissant sur les consoles Sony. Consciente de cette carence, la firme lance en mai 2005 Forza Motorsports, une simulation qui ne manque pas d’atouts !
Longtemps présenté comme le Gran Turismo de Microsoft, Forza Motorsports débarque finalement le 13 mai 2005 avec la ferme intention de s’imposer dans un créneau jusque là peu disputé sur Xbox : la simulation automobile pure et dure. Si Rallisport Challenge et Project Gotham Racing ne manquaient pas d’intérêt, leur jouabilité arcade avait obligé les possesseurs de Xbox à se tourner vers d’autres sagas tout aussi prestigieuses comme Toca Race Driver, ou Gran Turismo, tournant sur une console concurrente. Soucieux de ce manque dans la ludothèque de sa machine, pourtant bien garnie en jeux de course, Microsoft entreprenait le développement de Forza Motorsports, une simulation qui malgré certaines ressemblances avec la concurrence, a su se démarquer sur son contenu. L'arcade pour se faire la mainAinsi, les habitués des différents Gran Turismo (Playstation) ne seront pas dépaysés quand ils atterriront sur le menu général comprenant deux modes de jeu principaux : l’arcade et la carrière, que l’on pourrait assimiler au mode Gran Turismo du jeu de Sony, auxquels viennent s’ajouter les modes Multijoueurs (en écran splitté, en Lan ou sur XboxLive), Contre-la-Montre et Course Libre, où l’on peut découvrir chaque tracé au volant du bolide de son choix. Le mode Arcade tout d’abord se présente comme une succession de courses qu’il faut gagner impérativement pour pouvoir participer à d’autres compétitions. Après avoir fait son choix parmi un large éventail de bolides, répartis en différentes catégories allant de D à S selon la puissance (avec possibilité en plus de courir avec les voitures en sa possession dans le mode Carrière), le joueur doit boucler un nombre défini de tours et franchir la ligne d’arrivée en vainqueur pour décrocher la coupe en Or et ainsi débloquer les cessions suivantes. Au fur et à mesure de la progression, le niveau général des concurrents (ils sont 7 sur la piste en plus du joueur) s’améliore tandis que le nombre de tours à accomplir augmente, influant sur la difficulté de la compétition. Avec une trentaine de courses à boucler et une difficulté progressive, le mode Arcade offre de nombreuses heures de jeu et surtout l’occasion de découvrir tracés et bolides avant de se lancer dans le grand bain du mode Carrière.Une carrière de longue haleineAvant de pouvoir se lancer corps et âme dans une carrière de longue haleine, le joueur choisit le continent qu’il souhaite représenter parmi l’Amérique, l’Asie et l’Europe (ce qui influe sur les voitures que vous pourriez acquérir) puis achète avec les quelques deniers en sa possession sa première monture indispensable pour prendre part à la compétition. Cette dernière justement se présente globalement sous une forme assez proche du mode Arcade, tout en offrant un contenu beaucoup plus riche. Pour faire simple, les différentes compétitions ne sont pas toutes disponibles en début de partie et s’ouvrent lorsque le joueur atteint un niveau bien précis. En effet, chaque participation à une course permet de gagner un certain nombre de crédits, qui s’accumulent au fur et à mesure faisant gagner un niveau lorsque le nombre requis est atteint, un peu à la manière de l’expérience dans un jeu de rôle. En plus d’ouvrir l’accès à de nouvelles compétitions, le changement de niveau s’accompagne de partenariats avec différents constructeurs et fabricants, permettant d’obtenir de précieuses remises lors de l’amélioration de vos bolides dans le garage. Car oui, il est possible voire obligatoire de passer constamment par le garage pour améliorer les performances de sa voiture en changeant de nombreuses pièces comme le moteur, les suspensions, le turbo, les pneus etc. Les changements mécaniques modifient alors les caractéristiques du bolide en améliorant la vitesse de pointe, l’accélération, le freinage, le contrôle et l’indice de rareté. Cette dernière donnée n’influe pas sur le comportement général de la voiture mais plutôt sur le nombre de crédits que l’on peut empocher à chaque victoire : plus votre véhicule est rare, plus vous gagnez de crédits en fin de course. En outre, les développeurs ont voulu surfer sur la vague du Tuning, omniprésente dans toutes simulations automobiles qui se respectent, et proposent un Atelier de peinture complet pour personnaliser à sa guise l’apparence de son engin. Certes l’option est facultative et n’influe en aucun cas sur le bon déroulement de la course, mais les bidouilleurs seront ravis de la présence de cet outil, simple d’accès et permettant surtout de concevoir ses propres motifs pour ensuite les intégrer à la voiture de son choix. Bien sûr, la manœuvre demande un peu d’entraînement, de dextérité et de précision mais les perfectionnistes pourront laisser libre cours à leur imagination. Enfin, puisque la carrière qui vous attend est de très longue haleine avec 5 modes de difficulté et de nombreuses compétitions, dont le nombre de tours à accomplir varie selon le niveau requis pour participer, il est possible d’entraîner un « Drivatar », que l’on pourrait qualifier de second pilote, pour prendre votre place lors de certaines courses. Après l’avoir prénommé à votre goût, il convient donc d’entraîner votre alter ego à la compétition. Pour ce faire, il est impératif de boucler une série de 5 courses, mettant en scène bolides et tracés différents. Pour résumer, chacune des courses place votre drivatar au volant d’une catégorie de bolide spécifique et établit une note en fonction de votre style de conduite. Chaque manche comprenant trois tours, le jeu se livre alors au calcul d’une moyenne qui déterminera le niveau de votre drivatar dans un domaine particulier : virage léger, angle droit, chicane, épingle et bien d’autres. Pas de panique si vous venez à louper une épreuve, il vous sera alors possible de poursuivre l’entraînement de votre deuxième pilote au volant d’un bolide issu de votre garage sur le circuit de votre choix. Sympathique, cette option se révèle surtout indispensable pour venir à bout des nombreuses épreuves concoctées par les développeurs. Gameplay et réalisation
Une conduite pointue mais accessibleSi les développeurs sont parvenus à offrir un contenu riche en courses, bolides et modes de jeu, ils ont également réussi à proposer une jouabilité pointue, réclamant une bonne connaissance des parcours et la maîtrise de son véhicule. Contrairement à n’importe quel jeu d’arcade, la jouabilité de Forza n’autorise pas les excès et n’hésite pas à sanctionner un comportement dangereux au volant. Ainsi, le freinage est une donnée importante qu’il convient de maîtriser pour éviter la perte de précieuses secondes, en évitant les freinages trop brusques pouvant entraîner un blocage des roues, ou pire en s’engageant dans un virage où la probabilité de terminer dans le décor est très forte. De même, il est impératif de soigner la trajectoire de son bolide car tout contact avec pelouse ou graviers se solde dans le meilleur des cas par un fort ralentissement et dans le pire par un tête à queue souvent synonyme de défaite. Le comportement global des bolides est réaliste et l’impression de vitesse plutôt bien rendue, principalement en vue intérieure (il y a 4 vues au total, deux extérieures, deux intérieures). L’Intelligence Artificielle des concurrents, sans se montrer étincelante, reste plus convaincante que celle de son concurrent sur PS2 avec un comportement plus combatif, voire agressif, des trajectoires non figées sur la piste qui peuvent aboutir à quelques touchettes avec les autres participants, voire à des sorties de piste. Enfin, l’autre élément qui vise à différencier Forza de son illustre modèle : la gestion des dégâts, qui se ressentent à la fois sur le comportement des bolides sur la piste et surtout sur leur carrosserie avec la peinture qui perd de son éclat, les vitres qui explosent ou encore le pare-chocs qui cède sous la répétition des coups.
La Xbox au meilleur de sa formeTrois ans et demi après la sortie de la console, les entrailles de la Xbox ne sont plus un secret pour les meilleurs studios de développement qui parviennent à proposer d’excellents graphismes. Forza Motorsports ne fait pas exception et bénéficie de l’expérience de ses créateurs pour se parer d’environnements soignés. Les parcours jouissent d’une modélisation réussie et de détails en quantité pour assurer le spectacle visuel. Les circuits, verdoyants ou urbains, regorgent de détails et les effets de lumière sont saisissants. Bien évidemment, les 320 modèles de voitures ne sont pas en reste avec une modélisation fine et précise. Seul petit regret, l’impossibilité de prendre part à une course sur une piste détrempée, la météo se contentant d’un grand soleil ou de nuages sans la moindre goutte de pluie. L’animation quant à elle est irréprochable, le jeu reste fluide, malgré la présence à l’écran de 8 voitures et une distance d’affichage jamais prise en défaut. L’impression de vitesse est satisfaisante, surtout en vue intérieure. Les sons moteur sont pour leur part convaincants tandis que l’on appréciera la possibilité de personnaliser la bande son selon ses goûts. Enfin, dernier argument jouant en faveur du titre de Microsoft, et non des moindres : le mode Xbox-Live, permettant à huit joueurs de s’affronter simultanément dans des compétitions, garantissant incontestablement des dizaines d’heures de fun ! test écrit par Olivier Graphismes
8 Malgré la pauvreté de certains tracés, Forza propose des environnements de toute beauté et des bolides magnifiquement modélisés.Jouabilité
8 Un savant dosage entre arcade et simulation. Si le titre reste accessible, il n’en reste pas moins pointu et sait rapidement se montrer exigeant. Son
7 Les sons moteur se montrent convaincants, les musiques un peu moins. Heureusement, il est possible de personnaliser à loisir la playlist.Durée de vie
9 Les modes Arcade et Carrière proposent un nombre non négligeable de compétitions tandis que le mode en Live assure une longévité quasi infinie.Fun
8 Beau et maniable, Forza séduit dès les premières minutes de jeu et parvient à proposer de l’inédit dans ce genre de jeu avec le mode Live, la gestion du drivatar, l’accumulation d’expérience et l’atelier peinture.
• La variété des modes de jeu garantissant une excellente durée de vie
• La bande son aurait peut-être mérité mieux Verdict : 8.5Sans atteindre le degré de perfection de la simulation automobile de Sony, Forza Motorsports reste un excellent jeu de courses, proposant une conduite pointilleuse, une réalisation graphique léchée et un contenu étoffé, comprenant de nombreuses compétitions et un catalogue non négligeable de bolides. Première tentative réussie, donc, pour les équipes de Microsoft, que nous avons désormais hâte de découvrir sur Xbox 360 avec Forza 2 ! |
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