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![]() Stuntman : Ignitionpublié le 29 août 2007
Dans la peau d'un cascadeur
Apparu sur Playstation 2 au début des années 2000, Stuntman est enfin de retour en cette fin d'année 2007 accompagné de deux interrogations cruciales : le changement de développeurs et de machine aura t-il permis ou non de transcender l'expérience de jeu. C’est ce que nous allons voir. 3 - 2 -1 - Action !
Développé par Reflection, les créateurs de Driver, Stuntman était, et reste encore aujourd'hui, une curiosité dans l'univers vidéoludique. En effet, alors que les simulations de courses automobiles ne cessent de se multiplier, le développeur anglais confirmait son approche originale du genre et son amour pour l'automobile en développant Stuntman, un titre plaçant le joueur dans la peau d'un cascadeur. C'est ce programme alléchant que l'on retrouve dans Stuntman Ignition, réalisé cette fois par Paradigm Entertainment. Première surprise, quelques secondes après une brève vidéo d'introduction, le menu principal semble regorger d'options : carrière, multijoueurs, défis cascade (de petites acrobaties à réaliser, de manière imposée ou freestyle) et créateur (ou l’on peut personnaliser à sa guise les cascades en se glissant dans la peau d’un metteur en scène, il est recommandé d’explorer le mode carrière pour débloquer de nouveaux éléments à disposer). Le multijoueur étant toujours indisponible sur notre version Debug, c'est donc tout naturellement que nous nous dirigeons vers le mode carrière, pièce maîtresse du titre. Tout débute alors par une brève vidéo présentant le cascadeur, que le joueur sera amené à représenter, sur le plateau de tournage d'une publicité. Si l'on peut regretter le fait de n'être que simple spectateur (cette courte séance aurait fait un excellent tutorial), la séquence permet rapidement de se mettre dans le bain et surtout à notre héros de se faire remarquer par un réalisateur à la recherche d'un bon cascadeur pour accomplir les séquences les plus impressionnantes de son long-métrage. C'est ainsi que le joueur se trouve impliqué dans le projet Aftershock, sorte de Volcano survitaminé où une ville est la proie d'un terrible volcan crachant ses cendres et des litres de lave dans les ruelles encore surpeuplées. Cependant, avant de faire chauffer la gomme sur le plateau, un léger briefing s'impose avec le réalisateur, lequel exposera ce qu'il attend de vous sur le tournage. Mais plus que le réalisateur, c'est surtout sur le coordinateur des cascades qu'il faudra compter puisque c'est lui qui vous guidera lorsque le metteur en scène mettra en boite vos exploits. C'est d'ailleurs l'occasion de souligner ce qui constitue à mon sens le plus gros défaut du jeu, l'exigence de connaître le parcours sur le bout des doigts. Bien que le coordinateur vous guide, tel un copilote, lors de vos cascades, il est indispensable de connaître au préalable le parcours conçu par le réalisateur. En effet, en plus de la réalisation des cascades, il convient de suivre une trajectoire idéale afin d'éviter les nombreux pièges concoctés par l'équipe du film. Autant dire que pour obtenir les cinq étoiles récompensant une cascade parfaite ou tout s'est enchaîné à la perfection, il faudra recommencer un nombre incalculable de fois. Cette chasse aux étoiles sera en effet primordiale, car en plus de débloquer de nouvelles options, elles permettent surtout à notre cascadeur d'améliorer sa réputation et d'être embauché sur d'autres tournages. Au total, ce sont à six films que vous serez amené de participer, chacun développant une intrigue et donc des univers radicalement différents. Ainsi, au final, 36 cascades sont à réaliser, auxquelles on peut ajouter d'autres missions annexes. De ce fait, la durée de vie du mode carrière n'est pas très élevée, du moins sur le papier, car comme exposé un peu plus haut, la course aux étoiles peut prendre un temps fou et forcément jouer sur les nerfs des moins patients. Gageons que ceux-ci sauront trouver le mode multijoueurs suffisamment à leur goût pour rentabiliser leur achat. Ce dernier propose en effet trois types de modes de jeu : la cascade au tour par tour ou simultanément et la course freestyle où toutes les cascades sont permises pour gagner. Gameplay et réalisation
Côté gameplay, bien que ce ne soit plus Reflections aux commandes, Stuntman Ignition ne trahit pas l'héritage de la série et le savoir-faire de son géniteur puisque, quel que soit le bolide, la jouabilité reste relativement accessible. Relativement car le titre offre une grande variété de véhicules, de la moto au pick-up en passant par la voiture de sports ou le fourgon blindé (pour ne citer que quelques exemples), chacun ayant ses propres caractéristiques et un comportement distinct, qu'il faudra apprendre à maîtriser. Le gameplay, pour sa part, fait la part belle aux dérapages, sauts en tout genre et pointes de vitesse en déclinant les principales actions que l'on peut attendre d'un cascadeur : conduire sur deux roues, se faufiler dans des passages étroits ou entre plusieurs véhicules, effectuer des demi-tour arrière ou non, doubler ou percuter d'autres véhicules, exploser certains éléments du décor. Si certaines actions spécifiques peuvent paraître compliquées lors du briefing avec le coordinateur, sachez qu'il existe plusieurs cascades tutoriales pour apprendre à les maîtriser et se perfectionner. Enfin, d'une manière générale, le degré d'exigence est beaucoup moins élevé que dans le premier opus puisque cette suite donne enfin le droit à l'erreur. En effet, lors d'un tournage, vous avez droit à quatre erreurs, la cinquième étant en revanche synonyme de clap de fin. Cependant, ne croyez pas que cela facilite la tâche puisqu'il convient dans le même temps de respecter un certain timing, certaines cascades millimétrées ne vous attendront pas éternellement. Au final, Stuntman Ignition propose un gameplay plus souple que son aîné mais tout aussi exigent, notamment dans la conquête des cinq étoiles, synonyme d'enchaînement parfait et qui demanderont une parfaite connaissance du parcours. Ainsi, la progression, plutôt rapide au démarrage, deviendra vite poussive, notamment pour débloquer les deux derniers tournages. Autrement dit, pour peu que l'on accroche à cette replay-value volontaire, la durée de vie du jeu est tout à fait satisfaisante !
Enfin pour conclure, force est de reconnaître que le changement de génération de consoles se ressent lorsque l'on essaie cette suite. Les tons grisâtres du premier opus laissent place à des univers plus diversifiés, parfaitement exploités dans chacun des films avec des environnements vastes et des dizaines d'éléments déchaînés, véhicules qui surgissent de toute part, effets pyrotechniques ; l'ensemble exploite plutôt bien les entrailles de la machine, même si l'on peut regretter un léger clipping, frappant principalement l'affichage des arrières plans, et quelques ralentissements, surtout lorsque les éléments se déchaînent à l'écran. Pour le reste, la modélisation des bolides est vraiment réussie, même si là encore, on peut pester devant quelques traces d'aliasing récalcitrantes. Enfin, la bande-son n'est pas en reste et surprend par sa diversité, chaque film développant une bande originale bien spécifique collant parfaitement aux univers illustrés tandis que les bruitages trahissent plutôt bien l'intensité des cascades et autres poursuites. Quant aux doublages français, ils restent globalement convaincants même si certaines voix tendent un peu trop vers la caricature. test écrit par Olivier Graphismes
7 Les univers graphiques, différents selon les plateaux de tournage, sont bien retranscrits et les effets graphiques nombreux, bien qu'il subsiste quelques lacunesJouabilité
8 Différente selon les véhicules, la jouabilité n'en demeure pas moins excellente avec une prise en main qui se maîtrise en quelques minutesSon
7 Musiques et bruitages sont d'excellente qualité, les voix également même si certaines sont un peu trop caricaturalesDurée de vie
7 Certes, le nombre de cascades n'est pas très élevé mais la rejouabilité est excellente. De plus, le multijoueurs inédit contribue à rallonger la durée de vie du titreFun
7 Le coté répétitif du gameplay peut agacer sur la longueur mais réaliser de belles cascades ne peut laisser personne indifférent
• Incarner un cascadeur devient vite jouissif
• Le coté répétitif du gameplay peut agacer Verdict : 7.5Au final, Paradigm Entertainment est parvenu à reprendre le flambeau avec brio et nous offre, avec Stuntman Ignition, une suite qui a su conserver les qualités du premier opus tout en y apportant les réglages indispensables pour rendre l'expérience de jeu plus divertissante. Si une excellente connaissance des cascades reste indispensable pour empocher le nombre maximal d'étoiles, les développeurs sont parvenus à assouplir le gameplay en permettant le droit à l'erreur. Plus jouissif et complet que le premier opus, exploitant à merveille les entrailles de la machine pour nous immerger dans des cascades à couper le souffle, le titre parvient indiscutablement à remplir son contrat. |
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