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Grand Theft Auto IV

Grand Theft Auto IV

publié le 5 mai 2008
  • 29/04/2008
  • 29/04/2008



Première Partie

Attendu par ses fans depuis la fin de GTA San Andreas et promis comme étant le jeu de l’année, Grand Theft Auto IV a déjà généré près de 400 millions de dollars en moins d’une semaine. Premier épisode à paraître sur console nouvelle génération, le soft s’impose déjà comme une référence…« Back To The Business »Quand un jeu à la renommée aussi conséquente que Grand Theft Auto IV arrive à la rédaction, c’est la guerre pour savoir qui aura l’honneur de se charger du test. Attendu par une grande communauté de joueurs, le successeur spirituel de GTA San Andreas est donc enfin disponible. Miracle, j’ai gagné la bataille et me voici sur les routes de Liberty City, pour votre (mon) plus grand plaisir ! Quatre ans se sont écoulés depuis la sortie de San Andreas et l’engouement suscité par le septième (!) volet de la série n’a cessé de croître d’année en année, à tel point que Take Two Interactive a décidé de mettre le paquet pour ce nouvel opus, parfois même à ses risques et périls. Mais qu’est-ce qui a fait et qui fait toujours le succès de cette franchise aujourd’hui synonyme de succès ? Les plus passionnés vous répondront simplement : « et bien, GTA c’est avant tout une liberté totale d’action, on peut faire ce qu’on veut, quand on veut ». L’un de ses principaux arguments est effectivement cette liberté accordée au joueur, prenant toute son ampleur dans la taille de l’environnement qui lui est accessible et avec lequel il peut interagir. Mais GTA c’est aussi la franchise qui a suscité et qui suscite encore aujourd’hui un grand nombre de polémiques quant à son contenu, destiné à un public averti. Bien entendu, n’étant que déconseillé aux moins de dix-huit ans et pourtant extrêmement médiatisé, le soft attire un public beaucoup plus jeune, parfois trop influençable par la masse de violence et autres scènes choquantes visibles dans le soft… Roh diable, redevenons sérieux : que c’est bon !

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Grand Theft Auto III : San Andreas nous avait laissé admiratif, avec un sentiment ô combien agréable de plénitude, nous offrant l’un des meilleurs rapports qualité/prix jamais observé dans le monde du jeu vidéo (supposons bien entendu que cet indice se mesure par le temps que l’on passe à jouer à un jeu). La quantité de choses que le joueur pouvait faire était tout bonnement faramineuse, repoussant encore plus loin les limites de notre imaginaire et surtout celui des développeurs qui se sont tués à la tâche pour faire de ce jeu l’une des meilleures ventes de son époque. Mais comme toujours – en tant que perfectionnistes que nous sommes -, des imperfections subsistaient, et des bugs s’incrustaient… Alors que faut-il penser de ce nouvel opus, tout bonnement intitulé Grand Theft Auto IV. Quelles sont les améliorations que Rockstar Games a pu apporter à la franchise et surtout, GTA IV sera-t-il meilleur que GTA III ? Des questions qui paraissent peut-être inutiles mais attention, ne pas se les poser serait une erreur. Car avec une franchise à la renommée aussi importante, le succès d’un nouvel opus de la saga est quasiment assuré. Les développeurs n’ont ainsi malheureusement plus à faire leurs preuves et il faut donc espérer qu’ils aient travaillé aussi dur que pour GTA III. Mais nos inquiétudes s’envolent au fur et à mesure que les travaux avancent puisque les images ainsi que les trailers mis en ligne par l’éditeur promettent du lourd, du très lourd. Mesdames et messieurs tenez-vous prêts, GTA IV est là !

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« This Is Liberty City »C’est donc non sans un empressement digne des signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson (n’ayez crainte ce ne sont que des signes avant-coureurs, je vais bien) que mes mains se sont précipitées sur la boîte du jeu à la magnifique jaquette, lettres toutes en relief. Une fois l’emballage disloqué sous mes coups de dents et la boîte descellée, l’habituel poster de la carte de la ville des opus GTA tombe sur la moquette dans un bruit étouffé. Liberty City, voilà comment se nomme la ville du Grand Theft Auto IV, littéralement « La Ville de la Liberté ». Voici qui en dit long sur les attributs de cette séduisante cité, d’autant plus que l’on apprend que cette dernière est la copie-calque de New York City et de sa célèbre Manhattan. La map se divise ainsi en quatre îles principales, plus encore quelques petites îles disséminées par-ci par-là, se débloquant en même temps que les plus grosses. De longues parties sont en prévision et bonne nouvelle, le terrain de jeu mis à la disposition du joueur s’annonce tout aussi énorme que celui de San Andreas. Si le joueur ne se retrouve pas entièrement libre dès le début du jeu (prises scénaristiques oblige), le sentiment de liberté fidèle à la série ne tarde pas à faire son apparition et c’est là que commence l’aventure. L’aventure et le scénario, nous auront l’occasion d’en parler un peu plus loin, mais en attendant intéressons-nous à un autre aspect de cette liberté, la liberté d’action.


Deuxième Partie

Car l’éclate dans un jeu de la trempe de GTA IV, c’est bien entendu toutes les activités que le joueur peut exercer « à côté » de l’activité principale du soft, qui consiste à accomplir les missions qui feront avancer l’histoire du jeu. Autant mettre les choses au clair tout de suite – ou bien tout simplement les confirmer –, vous n’aller pas être déçus ! Tout le monde y trouvera son dû. Les plus violents pourront vaquer à leur hobbie virtuel favori, à savoir le vol de voiture accompagné d’une conduite sportive ou déraisonnée, la chasse à l’homme innocent (prenez un fusil et tirez sur tout ce qui bouge) ou encore la chasse au poulet (prenez un fusil et cette fois-ci tirez sur tout ce qui bouge portant un uniforme de police). Les plus romantiques ne seront pas en reste puisqu’il vous sera possible de vous rendre dans un club de strip-tease et d’exiger une danse au corps suggérant quelques petites choses sympathiques, ou bien si l’envie vous en prend, visiter quelques prostituées pour un coup relativement équivalent (je ne parle bien entendu pas en connaissance de cause, c’est un ami qui m’a dit !). Enfin, la dernière catégorie de personnes, à savoir les gens honnêtes et droits (théoriquement les trois quarts de la population) pourront eux – ne pas faire grand-chose certes – participer à quelques missions annexes comme conduire un taxi ou aider la police dans ses arrestations. Pour le reste d’entre vous, divers mini-jeux ont été disséminés à travers la ville, préparez-vous donc à vous entraîner au billard, aux fléchettes ou au bowling, vous en aurez besoin !

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« This Is the American Dream »Le rêve américain. Qui n’a jamais entendu cette expression ? Ou du moins, qui n’en a jamais entendu parler ? Les raisons de la popularité de ces termes remontent à loin, puisque le « rêve américain », c’est tout simplement l'idée selon laquelle n'importe quelle personne vivant aux États-Unis peut, par son travail, son courage et sa détermination, devenir prospère. Petite leçon d’histoire qui ne vous fera pas de mal, et qui est intéressante à connaître avant de se plonger un peu plus dans la vie du personnage principal de GTA IV, Niko Bellic. C’est donc dans les fondements de l’immigration américaine que naquit cette expression, tout simplement utilisée pour décrire le pays de l’oncle Sam comme une terre immense, synonyme d’opportunités quasi illimitées pour quiconque s’y installait. Voilà donc ce qui a conduit notre ami Niko à venir s’installer aux Etats-Unis, par la voie on ne peut plus illégale de l’immigration clandestine à bord d’un cargo de pêche. D’origine serbe, sa motivation est tout simplement de quitter son pays – alors en proie à la guerre et à une situation économique peu envieuse – pour se construire une nouvelle vie ici, à Liberty City. Cette idée ne lui est pas venue toute seule, puisqu’un homme l’attend à son arrivée sur le sol américain : Roman Bellic, son très cher cousin. Ce dernier lui a décrit sa nouvelle vie aux Etats-Unis par l’intermédiaire de courriers électroniques envoyés au pays, en la présentant comme une vie de rêve, répondant à toutes ses attentes – comprenez pas là argent, drogue, sexe et alcool !

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Mais une fois arrivé dans le « manoir » de Roman, Niko comprend que la vie que lui a décrite son cousin ne correspond pas exactement à la réalité. A vrai dire, Roman habite un appartement miteux et possède un dépôt de taxi, constituant ainsi pour la plupart son seul revenu, qu’il dépense à moitié dans le jeu. Situation bien précaire qui selon lui n’est que temporaire…Histoire d’en rajouter un peu plus, Roman semble être sous l’emprise d’un malfrat notoire ayant vraisemblablement des liens avec la mafia locale, un dénommé Vlad. Quoi qu’il en soit, Niko Bellic va devoir se faire à sa nouvelle vie. Ou pas ! D’un caractère plutôt résistant et ne laissant pas tomber aussi facilement, notre protagoniste va s’empresser de faire la loi à sa manière, toujours à la recherche du « rêve américain » sur cette « terre d’opportunités ». Comme d’habitude dans les GTA, vous aurez donc le choix entre plusieurs missions à exécuter, et ce pour différentes personnes. A titre d’exemple, vous pourrez – au début de l’aventure – décider d’aller voir votre cousin Roman, ou bien Vlad. Ces différents choix influenceront le déroulement du scénario et vous obligeront à faire d’autres choix (tuer ou non une cible, etc.). De plus, Roman dans son immense générosité vous a offert un téléphone portable, qui vous servira de menu de jeu et dans lequel vous pourrez stocker les numéros et les messages que vos amis vous auront envoyés. Il vous sera ainsi possible de les inviter dans les différents lieux de distraction que vous aurez découvert à travers la ville et de vous constituer un tissu social (masculin ou féminin) qui représente-là une innovation sympathique de ce GTA nouvelle génération.


Troisième Partie

« This Is The Game »Si l’ensemble de ces activités peuvent s’exercer dans l’ordre dont vous avez envie, il vous faudra cependant un peu de temps pour vous habituer aux subtilités du gameplay du soft. Les amateurs de jeux de courses arcade ou simulation risqueront ainsi d’avoir un peu de mal avec la conduite des véhicules qui vous sont proposés (voiture, camion, moto), qui se comportent différemment de ce qui a pu être vu, notamment dans les virages. Un bon coup de frein sera ainsi nécessaire pour bien prendre la trajectoire de la route, et ainsi éviter de s’encastrer dans le mur ou sur le poteau électrique – et accessoirement de faire quelques victimes piétonnes n’ayant rien demandé à personne. Mise à part ce petit bémol au niveau de la conduite, les autres aspects de la jouabilité de Grand Theft Auto IV ont connu une légère amélioration depuis ceux de San Andreas. Prenons les  phases de tirs, où Niko sera confronté à une bande de mafieux ou une bande de flics à éliminer. Le système de tir a été revu et corrigé, bénéficiant de la visée automatique, ajustable grâce au stick directionnel droit, comme on en a l’habitude. Le résultat n’en est que plus jouissif, puisque les « head shots » seront ainsi plus fréquents, nous donnant un léger sentiment de puissance et travail bien accompli. Le reste est plus ou moins instinctif, encore une fois pensé pour une utilisation optimale de la manette de la console Xbox 360. Du mieux et encore du mieux, décidément, on adore et on continue d’adorer !

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Un point encore non abordé jusqu’à présent est celui de l’ambiance sonore du soft. Décomposée en deux parties, chacune d’entre elles bénéficie d’une réalisation soignée au plus haut point. D’une part, nous avons les doublages des personnages du jeu qui, pour une question d’authenticité sont restés en version originale (anglaise, donc). Les jeux des acteurs sont ainsi merveilleusement bien orchestrés, et les sous-titres en français ne sont que des pâles traductions des paroles en anglais, parfois de qualité moyenne mais respectant toujours le sens des interventions respectives des personnages. D’autre part, nous avons l’ensemble des titres musicaux que vous pourrez choisir d’écouter lorsque vous évoluerez au volant de l’un ou l’autre des véhicules de Liberty City. Touchant à tous les genres de musique, une simple pression sur les touches « droit » ou « gauche » de la croix multidirectionnelle vous permettre de changer de station de radio pour ainsi changer de genre musical. Bien entendu, rien ne vous empêche d’écouter l’une des nombreuses émissions politiques ou de « talk-show » diffusées à l’antenne, à condition de maîtriser la langue de Shakespeare bien entendu… Même topo avec la télévision et les chaînes, les images en plus. D’une finition sans reproche, la bande sonore du titre s’affirme comme étant l’une des meilleures du genre, renforçant la crédibilité scénaristique de l’ensemble du jeu. Du grand art. Bien entendu, les graphismes connaissent les mêmes qualités, à quelques détails près…

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Car si la bande sonore n’a rien à se reprocher, les graphismes (à l’image des autres opus de la série si l’on peut dire), gardent encore quelques imperfections dont on se serait bien passé. Bien entendu, ces derniers restent minimes et plutôt rares, mais un soin plus particulier aurait pu y être porté. Les habitués de San Andreas retrouveront ainsi leurs marques, puisqu’on retrouve grosso modo les mêmes types de bugs, à savoir de multiples bugs de collision lorsque Niko est à pieds et également des baisses du taux framerate parfois perturbantes lors de certaines phases de jeu. Bien entendu, ces quelques défauts restent minimes par rapport au tableau final, qui reste une énorme performance en matière de réalisation graphique. Des effets d’ombre et de lumière resplendissants, et par-dessus tout la modélisation entière de la ville qui est tout bonnement à couper le souffle. Liberty City grouille de détails qui en font une cité pleine de vie et fourmillante de personnes. Et si l’aventure principale ne vous a pas suffit (comptez tout de même une bonne cinquantaine d’heures pour finir les missions scénario en faisant quelques missions annexes), le mode multijoueur du soft vous occupera pendant au moins la même durée, si ce n’est plus ! Evoluant par équipe de huit dans toute la ville ou bien chacun pour soi pour déterminer le meilleur joueur de la partie, ce sera à chaque fois un plaisir d’y jouer. D’autres modes sont bien entendu disponibles, faisant de ce titre l’un des plus complets jamais édités sur Xbox 360 et sur console nouvelle génération en général. Que dire de plus, si ce n’est : à posséder et à conserver !
test écrit par Florian
Graphismes
9
Une finition parfaite, des effets saisissants à couper le souffle, mais des bugs persistants de volet en volet. GTA IV ne fait pas exception à la règle !
Jouabilité
9
Peut-être un peu rude au départ en ce qui concerne les véhicules, mais une fois quelques tours de chauffe dans votre estomac, le jeu devient un vrai régal !
Son
10
Tous les goûts sont dans la nature… et dans GTA IV ! Littéralement complète, la bande-son du titre s'offre de beaux morceaux comme des moins bons, mais tout le monde y trouvera son compte !
Durée de vie
10
Tout simplement énorme. Des missions principales, annexes et un mode multijoueur digne de ce nom vous occuperont pendant très, très, très longtemps !
Fun
10
Un vrai régal ! Que dire de plus… cela se passe de commentaires !

• Une réalisation magnifique.
• Des graphismes qui le sont encore plus.
• Une durée de vie énorme, et bien d'autres…

• Un gameplay un peu rude au départ.
• Des bugs fidèles à la série GTA toujours présents.
• Le manque de temps pour y jouer !!

Verdict :
9.5

Certains d'entre vous se demanderont certainement pourquoi 9.5/10 et pas 10/10 ? Et bien non ce n'est pas pour se démarquer des autres, bien au contraire. 10/10 signifie jeu parfait, et le jeu parfait n'existe pas… Mais avec des graphismes magnifiques et une liberté d'action hors-normes, avec une bande-son de qualité plongeant le joueur dans un film mafieux et avec une réalisation parfaite, Grand Theft Auto IV n'en est pas si loin que ça. Seul bémol, un gameplay un peu rude durant les premiers instants et les bugs habituels de la série GTA… Mais encore une fois : à posséder !



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