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![]() Devil May Cry 4publié le 10 mars 2008
Une réalisation au top !
Quatrième opus de l’une des franchises à succès de Capcom, Devil May Cry 4 revient sur consoles nouvelle génération. Beat’em all devenu célèbre grâce à son personnage principal on ne peut plus charismatique, un jeune homme dénommé Dante, la franchise a déjà pu conquérir le cœur de bon nombre de joueurs. Mais malgré tout ce succès, la série n’a pas pu s’éviter quelques points noirs. Alors, un quatrième volet proche de la perfection ?« Une réalisation au top »Je vous imagine déjà, jeunes – ou moins jeunes – impatients que vous êtes à vous ruer sur tous les magasines et sites internet spécialisés, à la recherche d’une seule chose : un avis sur Devil May Cry 4. Il y en a évidemment parmi vous qui n’ont même pas tremblé, fonçant chez le premier revendeur croisé pour n’acheter qu’un seul objet : un jeu Devil May Cry 4 ! Alors ne tardons plus, satisfaisons la curiosité des premiers et ne décevons pas les seconds. Tout commence par une cinématique, une mélodie harmonieuse, un jeune homme qui se rue dans les chemins étroits d’une cité méconnue. On découvre rapidement que la voix envoutante que l’on entend est en réalité la voix d’une magnifique jeune femme, donnant ce qu’on pourrait appeler un concert dans une bâtisse aux allures de cathédrale. Le jeune homme court, court pour rejoindre la femme à la voix d’ange, mais tombe sur une horde d’ennemis qu’il n’hésite pas à trancher de sa lame d’acier. Deux coups d’épée plus tard, retour dans l’église où les badauds applaudissent la demoiselle qui vient de finir son récital. Loin d’être enjoué à l’idée de devoir assister à une pareille cérémonie, Nero – on a effectivement pu apprendre son prénom – montre très rapidement quelques signes d’impatience. A tel point que Kyrie – on a effectivement pu apprendre le prénom de la fifille aussi – se demande ce qui peut bien lui arriver. Mais pas le temps de lui poser la question puisqu’un incident, que dis-je, un sacrilège (!) s’apprête à se produire. En effet, alors que Sa Sainteté – dirigeant de l’Ordre qui lui-même est une organisation destinée à combattre le Mal et notamment les démons – prononce la messe, un homme fait irruption dans l’église. Les vitraux de la maison de Dieu se brisent sur le sol et le mystérieux bandit atterri sur l’autel. La caméra pivote et là – un choc – on s’aperçoit qu’il s’agit en réalité de Dante, le fils de Sparda ! Le temps de le reconnaître qu’il dégaine son arme et tire une balle dans la tête de l’homme Saint…
Comment interpréter ce geste ? Pourquoi tuer celui qui, à première vue, était du côté du Bien et qui combattait les mêmes ennemis que Dante ? Tant de questions auxquelles vous devrez répondre en incarnant Nero, membre de l’Ordre. Le titre démarre fort, puisque contrairement à ses prédécesseurs, l’intrigue est présente dès le départ. Essentiellement un bon point pour le soft, qui épate par la réalisation de ces cinématiques, qui tiendront le joueur en haleine pendant près de quinze minutes la première fois qu’il insèrera le DVD dans sa console. Seconde innovation qui concerne cette fois-ci le jeu à proprement parler, est que ce ne sera non pas Dante que vous contrôlerez, mais bel et bien Nero, sorte d’antihéros à la cuisine Dante. Même coupe de cheveux, même impétuosité, même style et surtout même sens de l’humour, les deux rivaux se ressemblent plus qu’il n’y paraît. Seule différence a priori, Nero possède un bras « mutant », révélant son côté démon qui lui confèrera des pouvoirs qui se révèleront être extrêmement utiles au cours de l’aventure qui lui est consacrée. Je vous vois effectivement venir ! Car si vous incarnerez en effet Nero pendant un bon tiers de l’ensemble des missions, ce sera le grand Dante que vous pourrez utiliser pour arriver au bout du reste de l’intrigue et percer tous les mystères… ou presque. Mais n’en dévoilons pas plus, et revenons plutôt sur ce nouveau venu nommé Nero. Première chose qui frappe, le jeune homme est bourré de charisme. Charisme qui lui confère un charme qui envoutera quiconque s’intéressera de près ou de loin à l’histoire du soft. Les cinématiques sont de ce fait un vrai régal, on se réjouit à l’idée de voir nos deux héros combattre, l’ensemble dégageant un style jamais atteint par aucun autre personnage issu du monde du beat’em all voire même du monde du jeu vidéo. Mes paroles sont pesées, je vous le garantis… Il vous suffira ainsi de vous glisser un instant dans la peau du jeune Nero pour vous retrouver instantanément en possession de grands pouvoirs. Une épée qui pourfendra tous vos adversaires – qu’ils soient humains ou d’un autre type, un pistolet ou fusil pour exploser la tête de l’un ou l’autre méchant gaillard qui vous bloquera le chemin et un bras droit qui fera appel au côté surnaturel du jeune homme en invoquant le Devil Bringer, qui terrassera vos ennemis bien plus rapidement et d’une manière bien plus époustouflante visuellement parlant. Cet effet n’en est que décuplé lorsque le Devil Bringer est utilisé contre les boss de fin de mission, où là les combos que vous pourrez asséner seront plus dévastateurs les uns que les autres. Chaque ennemi sera donc un nouveau combat, qu’il sera même intéressant de mener contre plusieurs d’entre eux ! Bon point encore une fois de ce côté-là, et ne parlons même pas des décors ! Littéralement aussi divers que magnifiques, l’esprit gothique des précédents volets est de retour pour le plaisir des yeux de ceux qui se seront laissé tenter. Châteaux, statues et environnement, tout semble avoir été choisi minutieusement pour obtenir le meilleur rendu graphique et sonore possible. Le soft séduit par là encore une fois, personne ne pourra dire le contraire. La signature des développeurs de Capcom est visible, le sens de détail y compris ! Un seul petit bémol qui pourra déplaire à certains, à un certain moment dans l’aventure vous serez amené à évoluer dans une forêt, où les ombres des arbres et des autres éléments du décor semblent avoir été légèrement bâclées pour au final laisser paraître un rendu esthétiquement limite. Vous l’aurez donc compris, Devil May Cry 4 est un fin met pour nos yeux, qui en redemandent encore… Le style puissance 4 !
« Le style puissance 4 »Ce qui a contribué à faire la renommée de la série Devil May Cry est bien entendu le fait de pouvoir exécuter des combos les plus délirants les uns que les autres qui remplissent chacun plus ou moins rapidement la barre de style située sur l’écran. Quel est l’intérêt me demanderont certains. Tout simplement être le meilleur, ou plutôt non, être meilleur que son voisin (ou ami) ! En plus que d’apporter une certaine fierté personnelle à celui qui aura su s’imposer parmi la communauté de joueurs plus ou moins réduite qui l’entoure, obtenir le rang suprême de style – SSS – vous permettra aussi et entre autres d’obtenir des petites boules de différentes couleurs appelées grabs. Leurs effets varient seront leur couleur, sachez juste que ceux que vous obtiendrez le plus souvent seront les rouges – chaque ennemi en laissera derrière lui – qui vous serviront de monnaie d’échange contre de nouveaux objets. Vous l’aurez déduits – sauf ceux qui découvrent l’univers DMC, les statues symboles de « supermarché » seront toujours de mise dans ce nouvel opus. Petite innovation par ailleurs, les améliorations – les nouveaux combos si vous préférez – s’obtiendront contre des « Ames Fières », distribuées en récompense à la fin de chaque mission. C’est également à la fin de chaque mission que vous sera attribué un note, évaluée en fonction du temps que vous aurez pris pour accomplir tout ce qu’il vous aura été demandé de faire, de votre notre globale de style ainsi que de la quantité de grabs récupérée. La moyenne de toutes ces notes vous donnera votre catégorie finale, allant de SSS à D. Là encore, cela pourra susciter quelques défis entre amis, d’autant plus que les scores de chaque joueur pourront être mis en ligne !
Concernant la jouabilité à proprement parler, on ne peut s’empêcher de ressasser dans nos esprits les problèmes rencontrés dans les précédents volets Devil May Cry. Il s’agissait pour mémoire principalement de soucis au niveau de la caméra qui parfois rendait l’évolution du joueur difficile et qui se révélait être plus contraignante qu’autre chose par moments. Ce n’est donc pas avec une certaine appréhension que je me suis glissé dans la peau de Nero lors de la première mission. Le constat est rapide : il y a de l’amélioration. Si la caméra peut se contrôler pour permettre au joueur de la tourner lorsque cela s’avère être nécessaire, ce ne sera pas toujours évident pour ce dernier. Pris entre deux feux ou en plein combat contre un ennemi un peu plus coriace que les autres, et bouger la caméra s’annoncera être une tâche un peu plus ardue que prévue. Agaçant, mais pas de quoi s’arracher des cheveux, rassurez-vous. Il n’empêche que cela demeure un problème récurrent qu’il aurait été bon de rayer de la liste. Petit bémol encore une fois en ce qui concerne le maniement des personnages. Car si la prise en main de Nero se fera sans grande difficulté – la mission 1 se révélant être un tutorial sur les différents combos de base disponibles, celle de Dante à partir de la mission 12 est une toute autre histoire. Les fans de la série seront aux anges puisque le fils de Sparda pourra à tout moment passer d’un style de combat à un autre, et ceci en appuyant sur la croix multidirectionnelle. Mais comme énoncé un peu plus haut, aucune explication ni tutorial pour nous montrer cela. Les développeurs semblent ici avoir oublié que tout le monde n’a pas eu la chance de jouer à Devil May Cry 3. Il sera donc nécessaire pour les néophytes de s’entraîner un peu avant de pouvoir profiter pleinement de la panoplie de gestes de combat dont dispose Dante. Si le style reste effectivement le leitmotiv du joueur tout au long de l’aventure – avec bien sur l’incessante envie de savoir le fin mot de l’histoire, il sera également attiré par l’environnement sonore du soft qui tantôt pourra divertir comme émouvoir. Les doublages sont énormes et renforcent le charisme des personnages à un point inégalé dans la saga. Du pur bonheur. Dommage que ce bonheur risque d’être un peu plus éphémère que l’on aurait pu s’y attendre. Car si le bon premier tiers de l’aventure glisse le joueur dans la peau de Nero pour combattre des boss tous les plus grandioses les uns que les autres, toute la partie « Dantesque » de l’épopée ne sera qu’un vulgaire bis repetita de l’aventure Nero. Les mêmes boss, les mêmes passages, les mêmes difficultés ou presque et par conséquent les mêmes parades que l’on pourra employer pour s’en sortir. Il ne vous faudra ainsi pas plus d’un douzaine d’heures pour achever l’aventure dans les niveaux de difficulté les plus simples… Si le courage est au rendez-vous, vous pourrez vous lancer dans les nouveaux modes débloqués, qui seront à la hauteur de vos espérances puisque la difficulté s’en trouvera renforcée – spéciale dédicace au mode Bloody Palace… test écrit par Florian Graphismes
8 Aboutis avec le sens du détail et malgré quelques défauts dans certains passages du soft, le soft séduit. Quelle classe !Jouabilité
7 Quelque soucis de caméra embêtants (encore) auxquels s'ajoutent la difficulté de prise en main avec Dante.Son
9 Une réalisation sonore hors norme, on en redemande !Durée de vie
7 Une aventure terminée en un peu plus d'une dizaine d'heures. Une deuxième partie de l'aventure qui reprend la première dans l'autre sens, c'est peu imaginatif… Pour le reste, il y a les modes bonus !Fun
7 Le style, rien que le style… On s'éclate !
• Une réalisation mortelle.
• Des soucis de caméra. Verdict : 8Avec une réalisation digne de la lignée des Devil May Cry - et même mieux que ça - Devil May Cry 4 séduit. Avec des graphismes et un environnement sonore plaisant, avec des personnages charismatiques à souhait, le soft séduit encore. Mais avec des soucis de caméra que ne sont corrigés qu'à moitié et une répétition scénaristique qui montre un manque cruel d'imagination, le soft se tare de petits défauts qui gâchent un peu le résultat final. Proche de la perfection ? Presque, mais il reste encore un peu de chemin… |
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