l'actualité Xbox et Xbox 360 de Microsoft

Dark Messiah of Might & Magic : Elements

Dark Messiah of Might & Magic : Elements

publié le 13 mars 2008
  • 14/02/2008
  • inconnue



Présentation du jeu

Sorti sur PC en octobre 2006, Dark Messiah daigne enfin faire un petit passage sur console et plus précisément sur la machine de Microsoft. Reste maintenant à savoir si la conversion, confiée au studio Ubi Soft Annecy, se révèle à la hauteur du hit développé par Arkane Studio il y a maintenant près de 18 mois !Bienvenue dans Dark Messiah Elements !Si vous n’avez pas eu la chance d’essayer le jeu lors de sa sortie sur PC fin 2006, un bref rappel historique s’impose, tant le jeu développe un univers, certes loin d’être d’une grande originalité, mais particulièrement dense dans lequel le profane risquerait bien d’y perdre.

Le jeu vous place dans la peau de Sareth, un apprenti qui apprend auprès de Phenrig, son maître, les rudiments du combat et plus précisément les arts de la magie et de la guerre. Dans quel but ? Cette question vous n’aurez pas vraiment le temps de vous la poser puisque vous êtes dès les premiers instants du jeu envoyé dans la cité de Heaumeroc pour venir en aide au mage Menelag, lequel est à la recherche du mystérieux Crânes des Ombres. La mythologie autour de cet objet montre toute son importance et aussi le danger qu’il représente si ce dernier venait à tomber entre de mauvaises mains.

Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 2  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 3  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 4  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 5

En effet, voilà maintenant cent ans que les terres d’Ashan furent dévastées par les guerres du feu, lesquelles opposèrent humains, elfes et mages aux armées démoniaques. Sanglant, le conflit prit néanmoins fin grâce au sacrifice du sorcier Sar-Elam, plus connu sous le nom de Septième Dragon, qui parvint à repousser dans les enfers les démons et à confectionner une puissante cage magique à partir de son esprit pour les emprisonner pour l’éternité. Mais une faille se glissa dans la confection du précieux artefact permettant aux armées démoniaques de se répandre à chaque éclipse de lune. Pour couronner le tout, une mystérieuse prophétie prévoit l’apparition sur Terre d’un être mi-homme, mi-démon, capable d’évoluer entre les mondes et d’utiliser une relique du septième dragon pour délivrer les démons de leur prison. Faut-il y voir un rapport avec le mystérieux crâne des ombres ou encore avec votre présence sur les lieux ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses à mesure que vous progresserez dans l’univers de Dark Messiah.Quatre classes pour quatre gameplaySalué par la critique lors de sa sortie sur PC en octobre 2006, le titre du studio français Arkane ne manquait pas d’atouts pour parvenir à séduire les joueurs . Cependant, chacun sait que l’univers des jeux vidéo évoluent à grande vitesse et il convient aujourd’hui de vérifier que le titre se montre toujours aussi attractif. Si la réponse ne fait aucun doute, force est de constater qu’un an et demi, c’est long et que ce délais d’attente est sans doute la plus grosse faiblesse du titre !

Pour ceux qui ignorent tout de Dark Messiah, sachez qu’il s’agit d’un First Person Shooter, comprenez par là un jeu d’action avec vue à la première personne, mais qui fait la part belle à l’aventure, ne se contentant pas d’enchaîner bêtement les combats (même si ces derniers constituent une grande partie du gameplay).

Ainsi, Dark Messiah : Elements (puisque c’est désormais comme ça qu’il faut l’appeler) n’est pas un vulgaire FPS et demande une gestion attentive de l’équipement. Tout d’abord, lorsque vous vous lancerez dans l’aventure, il vous faudra choisir, outre le degré de difficulté de l’aventure (lequel influe par exemple sur le nombre d’objets pouvant être contenus dans votre sac), le personnage que vous souhaitez incarner dans le jeu. S’il est impossible de modifier l’apparence physique de Sareth, vous pouvez néanmoins décider de la classe de votre personnage, parmi les quatre choix proposés. Le chevalier tout d’abord fait la part belle à la puissance physique et fait de votre personnage un terrible adversaire au corps à corps. La puissance de son épée ainsi que sa puissante armure font du chevalier le personnage idéal pour découvrir l’aventure une première fois.

Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 8  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 9  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 10  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 11

Les amateurs de FPS préféreront peut-être un peu plus d’originalité ou de challenge et se tourneront alors vers l’archer, lequel sera vulnérable au corps à corps mais parfaitement à son aise dans les combats à distance, son agilité et sa précision lui permettant d’être redoutable. Le mage révèle une facette intéressante du jeu en faisant la part belle aux différents sorts magiques. Feu, glace, foudre, il vous faudra apprendre à maîtriser chacun de vos pouvoirs et à en faire usage contre les bons ennemis. Enfin, peut-être le gameplay le plus jouissif, l’assassin requiert du joueur énormément de patience et de stratégie afin de traquer ses adversaires et les achever dans l’ombre. Ces donc parmi ces quatre classes qu’il vous faudra faire votre choix, ce dernier étant surtout guidé par votre aisance manette en mains et vos affinités avec des gameplays bien définis. Néanmoins, pour réellement profiter du jeu et des nombreuses possibilités qu’il offre, je pense qu’il sera nécessaire de le terminer à quatre reprises, à chaque fois dans la peau d’un personnage différent. N’en étant pas encore arrivé là, c’est donc dans la peau du chevalier que ce test sera rédigé.


Gameplay et Jouabilité

Interface et configuration de la manetteLes premières minutes de jeu seront d’ailleurs consacrées à découvrir quelques unes des subtilités du titre et à se familiariser avec les commandes dans une mission prologue, parfaite pour se faire la main. La jouabilité tout d’abord se maîtrise assez rapidement et se montre relativement classique. Les stick analogiques sont réquisitionnés pour les déplacements du personnage (le gauche) et de la caméra (le droit). Les boutons de la tranche permettent d’accéder d’une simple pression aux différents raccourcis, permettant de changer d’arme en un clin d’œil, de lancer un sort magique ou d’utiliser une potion de vie ou de mana (RB) ou de se baisser pour franchir certains passages ou se déplacer furtivement (LB).

Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 1  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 9  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 10  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 8

Les deux gâchettes seront quant à elles consacrées aux combats, celle de gauche permettant de se protéger (avec son arme, ou pour plus d’efficacité, avec un bouclier) et celle de droite d’attaquer. Le bouton A est utilisé pour les différents interactions : ouvertures de coffres, de portes, pour actionner certains leviers ou encore engager la conversation avec certains personnages. Le Y permet de sauter, de grimper à une corde ou d’escalader un muret. Le B enfin permet d’accéder à votre sac et à tout ce qu’il contient. C’est à partir de ce menu essentiel que vous pourrez personnaliser votre ceinture (les fameux raccourcis accessible en appuyant sur RB) en choisissant l’équipement que vous souhaitez avoir à portée de main. C’est également dans ce menu que vous pourrez consulter votre équipement et obtenir une description précise de chaque arme, bouclier ou potion s’y trouvant.

Enfin, c’est également à partir de ce menu que vous pourrez découvrir les compétences débloquées à chaque passage de niveau. En effet, au cours de l’aventure, les nombreux combats mais aussi le simple fait d’accomplir une mission vous octroient des points d’expérience, lesquels débloquent alors dès que vous en réunissez suffisamment une nouvelle compétence pour votre héros. Enfin à toutes ces actions de base viennent s’ajouter d’autres actions plus « avancées » comme le sprint que l’on enclenche en appuyant sur le stick analogique ; l’adrénaline que l’on cumule au fil des combats et que l’on utilise d’une simple pression sur X afin d’effectuer un coup de grâce ou un coup extrêmement puissant ; la parade pour déstabiliser un ennemi et ouvrir une brèche dans sa défense, et enfin le pouvoir de Xana, que l’on acquiert vers la fin de l’aventure et que vous laisse le soin de découvrir par vous même.Les faiblesses du gameplayC’est donc avec cette panoplie d’actions variées que le jeu va tenter de vous tenir en haleine. Si les possibilités sont nombreuses, le gameplay se montre malheureusement entachés de quelques lacunes. Tout d’abord, la jouabilité n’est pas aussi souple qu’escomptée et de simples déplacements prendront alors l’allure de chemins de croix. Il ne sera en effet par rare de voir sa course stoppée net par une simple planche en bois traînant sur le sol. A d’autres occasions, Sareth restera carrément coincé dans le décor, laissant le joueur devant un cruel dilemme : éteindre sa console et recommencer, ou batailler plusieurs secondes durant pour sortir le personnage de l’endroit où il se trouve. L’intelligence artificielle n’est pas non plus un modèle du genre avec des ennemis aussi bêtes que leurs pieds. Il vous suffira de vous mettre en hauteur pour avoir le loisir de canarder tout ce beau monde avec votre arc, les ennemis restant tout simplement sans réaction.

Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 5  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 6  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 7  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 8

L’exemple le plus frappant reste cette scène dans le chapitre 6 qui voit le joueur combattre un impressionnant cyclope. Pas de panique, si vous ne parvenez pas à l’achever en faisant usage des pièges éparpillés dans la salle, il vous suffira de vous faufiler dans le couloir par lequel vous êtes venus et de viser l’œil de la bête avec votre arc. Ce dernier restera alors cloué sur place, n’attendant qu’une mort certaine. Avouez que l’on a vu bien plus réactif dans d’autres jeux du même genre… Les combats enfin seront parfois handicapés par un système de visée automatique complètement imprécis, qu’il s’agisse des coups simples, ou plus embêtant des coups de grâce.


Réalisation et Durée de vie

Néanmoins, si le tableau dressé n’est pas très reluisant, Dark Messiah parvient à nous charmer et l’on ne peut s’empêcher de progresser à l’intérieur des niveaux. En apparence linéaires, ces derniers prennent très vite l’apparence d’immenses dédales dans lesquels vous ne manquerez pas de vous perdre plus d’une fois (l’absence de cartes n’est pas là pour arranger les choses non plus). Enfin, l’interaction avec le décor fait gagner de l’intérêt aux combats en permettant des morts nombreuses et variées. Vous pouvez en effet détruire certaines poutres avec votre épée et faire s’écrouler sur vos adversaires des pans de murs entiers. Vous pouvez également utiliser votre coup de pied pour pousser dans le vide un ennemi, voire le jeter dans le feu ou contre les nombreux pièges installés aux murs. On le voit, malgré des lacunes nombreuses, le gameplay de Dark Messiah se montre à la hauteur et permet d’appréhender chacun des nombreux combats sous un œil quasiment différent à chaque fois.

Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 7  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 8  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 9  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 10 Réalisation graphique dépassée mais bande-son  réussieA ce gameplay riche mais perfectible, il convient d’ajouter une réalisation graphique et technique dépassée qui accuse aujourd’hui le poids d’une conversion sur console trop tardive. Si certains paysages impressionnent par leur profondeur de champ, les choses se dégradent rapidement lorsque l’on y regarde de plus près : textures grossières et modélisation anguleuse constitueront votre pain quotidien. Heureusement, de nombreux effets graphiques viendront peaufiner l’apparence des lieux, notamment les effets de lumière et particules ou encore la modélisation très réussie de l’eau. Pour le reste, c’est assez moyen avec des ennemis au design répétitif et une fâcheuse tendance à plonger continuellement chaque endroit dans l’obscurité. Certes les lieux visités ne sont pas forcément très joyeux, mais avancer à tâtons à défaut de voir où l’on met les pieds agacent sur la durée. Les 18 mois qui séparent la sortie des deux titres se sentent irrémédiablement et l’on se dit qu’avec un peu plus de travail, le rendu aurait très bien pu faire encore bonne figure aujourd’hui. Ce n’est malheureusement plus le cas à l’heure actuelle.

En revanche, en ce qui concerne la bande-son, le travail fourni est de grande qualité avec des bruitages variés et réalistes qui instaurent une ambiance inquiétante dans les multiples donjons visités. Les grognements et cris des créatures sont parfaits et certains ne manqueront pas de vous glacer le sang. L’ambiance appréciera, d’autant plus que le travail sur les musiques se montre lui aussi remarquable, avec des compositions tantôt épiques, tantôt plus inquiétantes, selon le type d’environnement parcouru. Enfin, les doublages français se montrent à la hauteur, même si les voix se fondent parfois mal dans l’ambiance générale, couvertes par les cris et les musiques, et empêchant par la même occasion la bonne compréhension des dialogues. Quoi qu’il en soit, l’ensemble se révèle très positif et un véritable enchantement pour les tympans !

Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 4  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 5  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 6  Dark Messiah of Might & Magic : Elements - 1 Durée de vie à la hauteur !Enfin la durée de vie se montre convaincante elle aussi avec une aventure principale se bouclant en une douzaine d’heures de jeu. Bien évidemment, et comme je l’ai souligné au début de ce test, il est vivement encouragé de recommencer l’aventure dans la peau des autres classes de personnage afin de réellement goûter aux quatre gamplay différent imaginés par les développeurs. Ce sera également l’occasion pour le joueur de découvrir les secrets loupés au premier passage, qu’il s’agisse des endroits secrets, des objets à collectionner ou encore des reliques dispersées dans chacun des niveaux. A ce vaste programme solo vient s’ajouter un mode multijoueurs particulièrement complet permettant à 10 joueurs de s’affronter simultanément dans l’un des cinq modes de jeu prévus à cette occasion. Outre les classiques deathmatch en solo ou en équipe viennent s’ajouter les modes entraînement (une seule compétence à maîtriser), blitz (une seule vie pour prendre le contrôle de l’ennemi ou le tuer) et enfin croisade (deux équipes s’opposent pour la conquête de la forteresse ennemie).
test écrit par Olivier
Graphismes
5
Si les paysages sont magnifiques de loin, les gros plans font malheureusement ressurgir les nombreux mois qui séparent cette conversion du jeu original, avec une modélisation et des textures parfois grossières.
Jouabilité
6
Il faudra nécessairement quelques minutes de pratique avant de trouver ses marques, mais dans l'ensemble, la jouabilité est plutôt bonne bien que gâchée par d'horripilants bugs.
Son
8
S'il arrive que les doublages français soient parfois couverts bien involontairement par les musiques, difficile de prendre à défaut la bande son du jeu, qu'il s'agisse des musiques, bruitages et voix françaises.
Durée de vie
8
La campagne solo se boucle en une douzaine d'heures et la replay value dans la peau de chacun des personnages est excellente. Vient ensuite s'ajouter le multijoueurs, complet mais malheureusement désert.
Fun
6
Intéressant et riche, le jeu a au final assez mal vieilli et se trouve aujourd'hui handicapé par une réalisation vieillotte et quelques soucis de jouabilité. Dommage

• La diversité des gameplay avec quatre perso différents
• L'ambiance sonore excellente
• La durée de vie très bonne en solo

• Le jeu a très mal vieilli côté graphismes
• Quelques soucis de jouabilité
• Le Live, quasiment désert

Verdict :
6

Au final, Dark Messiah Elements nous laisse sur une impression mitigée. Le titre ne manque pas d'atouts, c'est une certitude, proposant un gameplay solide riche en possibilités, une durée de vie largement satisfaisante aussi bien en solo qu'en multijoueurs et s'appuyant sur une bande son très immersive. Malheureusement, le titre paie le prix de sa conversion tardive (la version PC est sortie il y a presque 18 mois) avec une réalisation graphique décevante et une jouabilité n'exploitant pas toujours de la meilleures des façons la manette Xbox 360.



Retrouvez les tests de jeux vidéo des consoles Microsoft sur www.XboxFrance.com et sur les sections Xbox et Xbox 360