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![]() Call of Duty 3 : En marche vers Parispublié le 10 novembre 2006
Introduction
Fer de lance du lancement de la nouvelle console de la firme de Redmont, Call of Duty 2 s’était naturellement imposé comme un indispensable sur Xbox 360. Passés maîtres dans le domaine de l’immersion, les développeurs de chez Infinity Ward ont su conserver l’aspect spectaculaire des affrontements sans pour autant reléguer les faits historique au second plan. Porte étendard d’un genre érigé par les Medal of Honor de Electronic Arts, la série des Call of Duty s’apprête aujourd’hui à accueillir un troisième opus qui, seulement un an après le succès retentissant de son prédécesseur, tente une percée dans les tranchées déjà bien bondées des FPS sur la Seconde Guerre Mondiale. Développé par Treyarch, Call of Duty 3 : En Marche vers Paris n’a pas l’ambition de vouloir révolutionner le genre mais plutôt de prolonger l’expérience inoubliable proposée par ses fiers aïeuls. C’est tout le mal qu’on lui souhaite …
« La guerre … c’est fantastique ! »Engraisser le sillon du laboureur anonyme, tel est le véritable avenir du véritable soldat. [Louis-Ferdinand Céline]Toujours concentré à soutenir le sentiment d’immersion sans jamais trahir la véracité historique des faits, ce troisième opus se montre encore plus pointilleux et dépeint les affrontements de manière à ce que le joueur soit happé et subjugué par l’intensité dramatique des évènements. Si cette exactitude s’applique bien évidemment sur le fond, en proposant une authenticité remarquable, elle s’emploie également à rendre la forme plus minutieuse. Ainsi, la réalisation globale de ce Call of Duty 3 : En Marche vers Paris est tout bonnement ahurissante de réalisme tant dans son aspect visuel que sonore. Minuscule engrenage de la machine de guerre, le joueur est plongé dans un conflit qui le dépasse, comme acculé par l’ambiance pesante et frénétiquement orchestrée par la sérénade stridente des balles qui fusent de toute part. Les tirs de DCA déchirent les cieux, les obus grondants tambourinent sur un sol qui subit la colère d’une guerre qui semble se nourrir des plaintes poussives et apathiques de vos compagnons d’armes. Les développeurs de chez Treyarch reprennent avec brio le cahier des charges instauré par Infinity Ward en proposant une vision chaotique de la guerre, en la personnifiant notamment en un monstre qui engloutit les villes dans un fracas assourdissant. Chaque souffle est une lutte et chaque pas nous rapproche peu à peu d’une mort probable. Niveau immersion, ce Call of Duty 3 s’avère donc particulièrement convaincant et succède sans mal à son prédécesseur en y apportant de petits détails secondaires au premier abord, mais qui au final feront toute la différence. J’ai deux amours : « Call of Duty et Paris »Les regards les plus affutés auront sans nul doute décelé une foultitude d’éléments qui contribuent à rendre le jeu encore plus réaliste. Tout d’abord, le moteur exploité permet dorénavant d’avoir une gestion des corps et des objets plus poussée qu’à l’accoutumée. Cela se traduit à l’écran par des éléments du décor qui virevoltent au gré des explosions et des corps qui épousent les environnement moins machinalement … une première pour la série qui restait en retrait à ce niveau jusqu’à présent. Les environnements se montrent quant à eux plus détaillés qu’auparavant et ont vraisemblablement fait l’œuvre d’un soin tout particulier de la part des développeurs. Du feuillage des arbres qui bringuebale au grès du vent aux herbes hautes qui se plient lors du passage d’un blindé ou d’un soldat, tout ici est au service de l’immersion. Les émanations de fumée dispose quant à elles d’une réelle consistance et d’une gestion volumétrique qui compte parmi les meilleures jamais vues sur console. Les textures ont par ailleurs gagné en finesse et en précision par rapport à Call of Duty 2 et profitent pleinement du potentiel de la console. Un vrai travail de recherche a été réalisé non seulement au niveau des environnements mais également au niveau des uniformes des divers camps. Le souci d’exactitude est ici poussé jusqu’à l’extrême à tel point que vos vêtements évolueront au fil des missions et iront même jusqu’à se couvrir de bouillasse ou à être trempés par temps de pluie. Fin du fin, les développeurs ont même poussé le vice jusqu’à prendre en compte du vent qui aura une influence sur la direction et sur l’opacité de la fumée. Vous l’aurez certainement déjà compris en lisant ces quelques lignes, Call of Duty 3 : En Marche vers Paris est une franche réussite sur le plan technique, visuel, et sonore. "Le script, coco! Suis le script!"
"Le script, coco ! Suis le script!"Côté gameplay, le titre de Treyarch emprunte les rouages ludiques de son prédécesseur sans pour autant en corroder leurs mécaniques particulièrement bien huilées. Fort heureusement, le soft introduit de nouveaux éléments inédits et réellement bienvenus tels que le « close combat battle ». Sous cette appellation se cache en réalité une sorte de « Quick Time Event » qui apparaîtra ponctuellement lorsqu’un ennemi vous sautera dessus. S’en suivra alors un combat au corps à corps durant lequel vous devrez prendre le dessus sur votre adversaire à l’aide des boutons de tranches pour au final lui assener un violent coup sur la caboche. Sans être foncièrement indispensable, ce système de close combat a tout de même le mérite d’adjoindre une once de nouveauté dans un genre qui peine souvent à innover.
Dans son déroulement le titre se veut toujours aussi scripté et il faudra se soustraire aux directions imposées par l’action. Pas question de vouloir détruire un char adverse ou de faire sauter un mur si cela n’a pas été préalablement échafaudé dans le script. D’aucuns accorderont à ce procédé un désir de vouloir privilégier la mise en scène à la liberté d’action tandis que d’autres, plus tatillons sentiront poindre un sentiment de frustration. En plus des phases de close combat, de courtes interactions avec le décor et vos compagnons d’armes viendront fréquemment oxygéner quelque peu les séquences scriptées. Ainsi il ne sera pas rare d’être épaulé par un de vos compères pour vous extirper d’une tranchée ou pour vous faire la courte échelle. A défaut de pouvoir proposer de réelles nouveautés en termes de gameplay, c’est sur l’histoire à proprement parler que le titre se permet d’apporter un semblant d’innovation. Pour la première fois, la série des Call of Duty se focalise sur une section géographique principalement attroupée en Normandie. De la bataille de Saint Lô (16 juillet 1944), l’une des villes les plus touchées lors des affrontements, jusqu’à la libération de la capitale (25 août 1944), le joueur revivra l’histoire sous quatre angles différents en endossant les uniformes : Américains / Canadiens / Anglais / Polonais. Tous les artisans de la victoire sont représentés pour le plus grand plaisir des férus d’histoire. La victoire en chantant !En plus de sa campagne solo avec ses 14 chapitres, Call of Duty 3 profite naturellement d’une option Xbox Live qui peut accueillir jusqu’à 24 joueurs simultanément. Même au complet, le déroulement des sessions Live s’effectue sans problèmes majeurs, le tout dans une fluidité fort appréciable. Même si on pourra regretter l’absence d’un mode coopératif, le titre se rattrape amplement sur des modes de jeux certes classiques, mais diablement efficaces.Du deathmatch / team deathmatch en passant par les traditionnels captures the flag en passant par les modes QG et Guerre, les amateurs de frags devraient assurément y trouver leurs comptes. Plusieurs classes sont par ailleurs disponibles : infanterie légère ou lourde/ fusilier / infirmier / éclaireur / soldat antichar. Toutes disposent de compétences spéciales qu’il vous faudra judicieusement utiliser afin de récupérer des points de récompenses. Il faudra non seulement prendre garde aux troupes adverses mais également remplir certaines conditions spécifiques à la classe du personnage sélectionné. Une fois monté en grade, votre soldat aura la possibilité d’upgrader ses capacités en pouvant par exemple transporter d’avantage de munitions. Côté véhicules, le titre propose toute une ribambelle d’engins, de la moto au char d’assaut qui pourra transporter des unités armées. Le pilote aura charge d’âmes et se devra de rester le plus vigilant possible au cas où une escouade antichar pointerait le bout de son bazooka. test écrit par Nico Graphismes
8 Très propre et détaillé, le titre peut se targuer de figurer parmi les plus beaux titres de la console. Jouabilité
7 La prise en main s’avère être globalement identique à celle du précédent volet. Les amateurs de FPS devraient aisément retrouver leurs marques.Son
8 Absolument superbe, que ce soit au niveau des musiques, des bruitages ou des doublages particulièrement efficaces et immersifs.Durée de vie
7 La campagne solo n’est pas particulièrement retorse mais le mode Xbox Live saura rehausser la durée de vie du titre.Fun
7 La prise en main intuitive combinée à la réalisation soignée du titre confère au titre de Treyarch un gros capital sympathie
• Une excellente immersion, admirablement appuyée par une réalisation graphique et sonore de haut vol
• Le Close combat pas forcément bien exploité Verdict : 8Beau, riche tant en solo qu’en multi, ce Call of Duty 3 : En Marche vers Paris rempli amplement son contrat en prolongeant l’expérience offerte par un Call of Duty 2 déjà particulièrement efficace. Treyarch ne peut que se féliciter du travail accompli tant sur le fond que sur la forme. La Xbox 360 se dote ici d’un titre indispensable pour tous les amateurs de FPS historique. L’expérience délivrée s’avère plus captivante que jamais notamment grâce à une réalisation de haut vol soutenue par une mise en scène de premier ordre. |
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