Spécial 360
Premières informations sur Assassin's Creed 3 | le 05 mars 2012 à 18h00, par francoishb |
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La « magie » d’internet a une fois de plus opéré. Le nouvel Assassin’s Creed 3 devait être révélé en grandes pompes ce lundi 5 mars, mais les joueurs impatients n’ont pu résister aux sirènes du buzz qui a levé le voile sur le jeu d’Ubisoft avant la date officielle. Des rumeurs qui ont fait feux de tout bois depuis plusieurs jours. L’heure est enfin à la révélation officielle, l’occasion de faire le point ensemble sur la série.La Guerre du Trois aura bien lieuCe n’était plus un secret mais c’est désormais officiel, Assassin’s Creed 3 se déroulera donc en Amérique du Nord, en pleine guerre d’indépendance des Etats-Unis. Des colonies déterminées à s’affranchir de la bienveillance de l’Empire britannique. Une période de conflit qui peut sembler bien éloignée des périodes précédemment choisies par la saga mais qui partage cependant quelques points communs avec la période des croisades et de la Renaissance. Cette saga étant placée sous le signe du secret et de la vérité cachée est propice aux suppositions. Voici donc nos propres réflexions.

Au-delà des conflits qui ont pu prendre place pendant ces trois périodes, il ne faut pas perdre de vue que chacune à été une époque de rencontres culturelles inédites. Les croisades ont vu l’occident Chrétien, l’empire byzantin et les royaumes musulmans s’entrechoquer mais également ont permis à chacune de ces cultures de s’enrichir. Comme pour toutes les périodes de conflits les récits sont multiples et différencier les faits historiques des légendes est parfois difficile. On sait par exemple que la Sainte Chapelle, l’un des chefs d’œuvres de l’architecture gothique a été construite sous le règne de Saint Louis (qui partit en croisade). Il n’en fallait pas plus au romancier Bernard Tirtiaux pour imaginer le périple de Nivard de Chassepierre, parti en terre sainte découvrir des techniques qui lui permettront de créer les vitraux de l’édifice. Une aubaine pour la série qui cultive ce subtil mélange de faits historiques et d’action romancée. La Renaissance fut également une époque où l’Europe chrétienne s’ouvrit à nouveau à la culture ottomane comme en atteste l’alliance, qui fit grand bruit à l’époque, entre François 1er et Soliman le magnifique.

Assassin’s Creed 3 plongera le joueur dans une période de conflits très documentées mais aussi dans une époque où le nouveau monde n’est définitivement plus perçu comme le jardin d’Eden que Christoph Colmb était parti chercher. C’est désormais un nouveau continent, peuplé de nations amérindiennes (que les Nord Américains appellent aujourd’hui les premières nations en hommage à leur présence historique). Un choc culturel inédit entre une Europe du XVIIIe siècle bercée par les idées des philosophes des lumières et des nations amérindiennes qui entretiennent une culture de tradition orale et un shamanisme qui place la nature au centre de la vie. Si le joueur peut encore se demander comment la société des Assassins a pu s’infiltrer jusqu’au nouveau monde, il ne faut pas oublier que les grands voyageurs ont souvent eu affaire avec celle-ci. Les apparitions de Nicolo Polo (le père de Marco Polo) discutant avec Altaïr sont là pour le rappeler. De là à penser que le légendaire Eric le Rouge et ses compagnons (à qui la littérature scandinave attribue la découverte du continent américain dès le XIe siècle) auraient pu faire partie des Assassins il y a un grand pas que nous ne franchirons pas.Un nouveau héros se dresse pour un monde meilleurEn effet, les origines métissées du héros de cet Assassin’s Creed 3, brouille à merveille les cartes pour permettre un passage de flambeau très probable. Connor (dont le nom indien est Ratohnhake) partage en effet les deux cultures du nouveau monde et de la (déjà) vieille Europe. Moitié amérindien, moitié anglais, ce ressortissant de la nation Mohawk se dresse comme un défenseur de la liberté dans un conflit cruel qui divisent la population. Si ce nouvel Assassin apparaît déjà aussi charismatique de ces prédécesseurs, on notera que malgré des convictions communes, le personnage s’éloigne du profil de ses ancêtres. La série Assassin’s Creed débutait avec Altaïr, un membre d’une secte guerrière, dévouée à la protection du peuple. Altaïr est en quelque sorte un assassin de métier, il a été formé toute sa vie pour ça et ses convictions ainsi que ses actions se rapprochent du sacerdoce d’un religieux. Un moine guerrier impliqué dans un conflit à forte connotation religieuse.

Venait ensuite le fringant Ezio Auditore, un jeune florentin qui perdra progressivement son espièglerie d’adolescent insouciant dans sa quête de vengeance familiale. Ce qui ne le quittera pas en revanche c’est son caractère charmeur envers la gente féminine, comme l’atteste sa romance avec Sofia Sorto qui forme une part importante de la trame d’Assassin’s Creed Revelations. Dans Assassin’s Creed 3, Connor se pose plus comme un défenseur de son peuple. Parce que son village a subi les affres de la guerre civile, le jeune guerrier veut se venger. Mais la nation Mohawk n’ayant pas pris part activement aux conflits, il se tournera vers une action plus secrète et l’ordre des Assassins. Bien sûr, on imagine sans peine qu’il retrouvera en face de lui des représentants de l’ordre des Templiers. Un héros animé par de grands idéaux comme un écho aux valeurs libertaires du siècle des Lumières et qui trouvent une résonnance historique avec la guerre d’indépendance et la révolution française.« La Nature est un temple… »« Où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles ». Les vers de Baudelaire illustrent à merveille le théâtre de cet Assassin’s Creed 3. Les joueurs n’auront pas manqué de noter que si le nouveau monde est un cadre historiquement riche, son architecture ne semble pas pouvoir rivaliser avec les cités de Jérusalem ou encore les monuments de la Renaissance italienne. Un premier constat qui pourrait a priori refroidir les touristes virtuels et amateurs de voyage dans le temps. C’est un fait qui nous pousse donc à quelques commentaires et suppositions sur l’aire de jeu. Ainsi, l’Amérique du Nord est réputée pour ces immenses forêts et ses paysages monumentaux. Ce dernier terme est choisi à dessein et l’on imagine aisément que Connor sera amené à escalader des arbres « vivants piliers » et à déambuler dans des paysages qui évoqueront de nombreux souvenirs à tous ceux qui ont lu et relu le Dernier des Mohicans de Philippe Jacquin. De grands espaces, des montagnes escarpées mais aussi, peut-être, l’une des cathédrales déjà construites à l’époque comme la très célèbre Trinity Church de New York dont la chapelle Saint Paul fut achevée en 1766. Un clocher qui ne rivalise ni avec le dôme imaginé par Brunelleschi ni avec Saint Pierre de Rome et les œuvres du divin Buonarroti. Cependant, les architectures médiévales de Jérusalem et de Damas ne brillaient pas forcément par leur hauteur et il nous reste à savoir dans quelles villes le scénario mènera notre assassin. L’aspect parkour devrait donc être conservé et renouvelé par ce mélange unique d’un pays où la Nature est plus monumentale que la civilisation qui s’installe dans ces villes. Une aire de jeu qui reprend la double origine du héros, à la frontière des deux mondes. La frontière entre la nature inconnue et le monde civilisé, un thème cher aux explorateurs.

Terminons ce chapitre de suppositions en parlant de l’armement du héros. Un assassin qui cache sans aucun doute sa lame secrète dans son costume (ingénieux mélange de la tenue traditionnelle des assassins et des costumes de brocart avec veste à boutonnage propre au XVIIIe siècle). Un tomahawk dans chaque main, Connor sera donc le premier assassin ambidextre. Une nouveauté qui s’accompagnera sûrement de nouvelles animations et peut-être d’un nouveau système de combat. A ceux qui crient à la trahison de l’esprit de la licence qui valoriserait plus le combat que l’approche silencieuse, rappelons qu’Ezio brillait déjà par ses talents de bretteur et que la licence n’a jamais cherché à proposer un gameplay entièrement tourné vers l’infiltration. C’est au contraire le mélange de parkour, ponctué de combats dynamiques et d’assassinats éclairs qui forme la marque de fabrique d’Assassin’s Creed. Un mélange qu’on retrouvera sans aucun doute dans cet Assassin’s Creed 3 mais avec un renouveau bienvenu (on imagine mal le jeu ne pas inclure des séquences sous la neige avec un gameplay spécifique).
Ubisoft n’a révélé que quelques miettes pour nous appâter mais cela suffit déjà à titiller nos sens. Avec le charismatique Connor, la série perpétue une tradition de héros instaurée par Altaïr et perpétuée par Ezio. Le choix de l’époque est audacieux mais il fallait au moins ça pour que la licence ne ronronne pas trop longtemps. Reste la question de Desmond Miles, le véritable fil rouge de la saga. Fera-t-il son retour dans ce nouvel opus ? Les joueurs auront-ils l’opportunité de gravir l’Empire State Building au XXIe siècle ? Quelques questions parmi les très nombreuses que l’annonce du jeu laisse encore en suspens. Gageons que les prochaines semaines seront riches en révélations.

Au-delà des conflits qui ont pu prendre place pendant ces trois périodes, il ne faut pas perdre de vue que chacune à été une époque de rencontres culturelles inédites. Les croisades ont vu l’occident Chrétien, l’empire byzantin et les royaumes musulmans s’entrechoquer mais également ont permis à chacune de ces cultures de s’enrichir. Comme pour toutes les périodes de conflits les récits sont multiples et différencier les faits historiques des légendes est parfois difficile. On sait par exemple que la Sainte Chapelle, l’un des chefs d’œuvres de l’architecture gothique a été construite sous le règne de Saint Louis (qui partit en croisade). Il n’en fallait pas plus au romancier Bernard Tirtiaux pour imaginer le périple de Nivard de Chassepierre, parti en terre sainte découvrir des techniques qui lui permettront de créer les vitraux de l’édifice. Une aubaine pour la série qui cultive ce subtil mélange de faits historiques et d’action romancée. La Renaissance fut également une époque où l’Europe chrétienne s’ouvrit à nouveau à la culture ottomane comme en atteste l’alliance, qui fit grand bruit à l’époque, entre François 1er et Soliman le magnifique.

Assassin’s Creed 3 plongera le joueur dans une période de conflits très documentées mais aussi dans une époque où le nouveau monde n’est définitivement plus perçu comme le jardin d’Eden que Christoph Colmb était parti chercher. C’est désormais un nouveau continent, peuplé de nations amérindiennes (que les Nord Américains appellent aujourd’hui les premières nations en hommage à leur présence historique). Un choc culturel inédit entre une Europe du XVIIIe siècle bercée par les idées des philosophes des lumières et des nations amérindiennes qui entretiennent une culture de tradition orale et un shamanisme qui place la nature au centre de la vie. Si le joueur peut encore se demander comment la société des Assassins a pu s’infiltrer jusqu’au nouveau monde, il ne faut pas oublier que les grands voyageurs ont souvent eu affaire avec celle-ci. Les apparitions de Nicolo Polo (le père de Marco Polo) discutant avec Altaïr sont là pour le rappeler. De là à penser que le légendaire Eric le Rouge et ses compagnons (à qui la littérature scandinave attribue la découverte du continent américain dès le XIe siècle) auraient pu faire partie des Assassins il y a un grand pas que nous ne franchirons pas.Un nouveau héros se dresse pour un monde meilleurEn effet, les origines métissées du héros de cet Assassin’s Creed 3, brouille à merveille les cartes pour permettre un passage de flambeau très probable. Connor (dont le nom indien est Ratohnhake) partage en effet les deux cultures du nouveau monde et de la (déjà) vieille Europe. Moitié amérindien, moitié anglais, ce ressortissant de la nation Mohawk se dresse comme un défenseur de la liberté dans un conflit cruel qui divisent la population. Si ce nouvel Assassin apparaît déjà aussi charismatique de ces prédécesseurs, on notera que malgré des convictions communes, le personnage s’éloigne du profil de ses ancêtres. La série Assassin’s Creed débutait avec Altaïr, un membre d’une secte guerrière, dévouée à la protection du peuple. Altaïr est en quelque sorte un assassin de métier, il a été formé toute sa vie pour ça et ses convictions ainsi que ses actions se rapprochent du sacerdoce d’un religieux. Un moine guerrier impliqué dans un conflit à forte connotation religieuse.


Ubisoft n’a révélé que quelques miettes pour nous appâter mais cela suffit déjà à titiller nos sens. Avec le charismatique Connor, la série perpétue une tradition de héros instaurée par Altaïr et perpétuée par Ezio. Le choix de l’époque est audacieux mais il fallait au moins ça pour que la licence ne ronronne pas trop longtemps. Reste la question de Desmond Miles, le véritable fil rouge de la saga. Fera-t-il son retour dans ce nouvel opus ? Les joueurs auront-ils l’opportunité de gravir l’Empire State Building au XXIe siècle ? Quelques questions parmi les très nombreuses que l’annonce du jeu laisse encore en suspens. Gageons que les prochaines semaines seront riches en révélations.
dossier réalisé par francoishb

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