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Spécial 360

Premières impressions sur Hitman : Absolution | le 13 janvier 2012 à 9h38, par

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Presque six ans après le dernier épisode de la série Hitman, Blood Money, le plus célèbre des tueurs à se dévoile à nouveau pour une sortie prévue cette année. Après un retour en grande pompe lors de l’E3 2011, Hitman Absolution et Square Enix nous ont donné rendez-vous à Londres pour suivre l’assassin au cours d’une mission mouvementée. Pour ce nouveau contact, mais sans toucher la manette, l’Agent 47 va devoir, une fois n’est pas coutume, sauver sa cible. Le tueur infaillible aurait-il un cœur ? Une chose est sûre, il a de nouveaux atouts et certains peuvent surprendre.Au coeur des ténèbresC’est par le biais de trailers au design très comics que l’on apprend que l’Agent 47 devra très rapidement dans le jeu éliminer une cible particulière : Diana Burnwood, son mentor dans les épisodes précédents. Un cas de conscience auquel le tueur de la série n’a jamais été confronté. Plutôt habitué à exécuter froidement cibles et contrats, dans cet épisode Absolution l’Agent 47 devra a priori composer avec une humanité qu’on ne lui connaissait pas. Les habitués de la série ne seront, en revanche, pas déroutés par le gameplay qui privilégie l’infiltration. La série Hitman a en effet rapidement trouvé son public grâce à une ambiance unique, un personnage aussi charismatique que glacial et, bien sûr, un gameplay exigeant mais extrêmement gratifiant. Cet as de l’infiltration n’a rien à envier à Sam Fischer autre célèbre combattant de l’ombre et l’on va voir que son retour offre quelques similitudes dans l’évolution du gameplay.

La mission dévoilée nous transporte dans un vieil orphelinat, en pleine nuit. L’Agent 47 devait s’y rendre pour éliminer une cible, mais, une fois sur les lieux, une véritable armée de truands est déjà dans la place pour enlever la jeune femme. La curiosité est un vilain défaut, encore plus quand vous êtes tueur professionnel et, petit changement de programme, l’Agent 47 décide de récupérer sa cible vivante pour savoir ce qui en fait une personne si particulière. Le démonstrateur décide d’effectuer la mission de la manière la plus discrète possible et nous prouver que la série n’a pas renié ses origines. Le ton est d’ailleurs toujours aussi adulte avec une séquence d’intro où l’on assiste à l’exécution d’une nonne par deux malfrats. L’œil averti notera au passage la qualité graphique du titre qui pose une ambiance très réaliste avec des environnements très soignés et détaillés. Dans la salle suivante, l’Agent 47 se glisse silencieusement dans le dos d’un groupe en pleine séance de torture digne d’un film de Tarantino. Les auteurs de Kane & Lynch nous servent encore une fois une galerie unique de sales tronches et de types peu fréquentables.L'homme qui n'était pas làLe jeu présenté dans une version alpha affichait un gameplay d’infiltration qui semble déjà au point avec des indicateurs d’alertes qui signalent le seuil de vigilance de vos ennemis ou encore un radar réduit à sa plus simple expression. On notera que la situation du Hitman se résume à trois cas : situation « clear », ennemis « suspicious » et enfin un Hitman « exposed ». Ces trois mots s’affichent en gros sur l’écran comme un message d’alerte un peu trop présent malheureusement. Les ennemis eux-mêmes disposent d’un champ de vision qui se matérialise à l’écran dès que vous êtes trop proches d’eux. Ce champ de vision s’étire de plus en plus selon le degré de méfiance. A vous de rester dans l’ombre au maximum en comptant sur la légendaire amnésie des ennemis de tout bon jeu d’infiltration. Pour progresser sans se faire détecter, l’Agent 47 pourra utiliser des éléments du décor pour détourner l’attention des ennemis ou encore les assommer et même les neutraliser définitivement et pourquoi pas les dissimuler dans une penderie, lieu hautement peu fréquentable.



Hitman : Absolution - 4Hitman : Absolution - 3Hitman : Absolution - 2Hitman : Absolution - 1

Le jeu propose déjà une ambiance très poussée avec des ennemis qui discutent entre eux et laissent parfois des indices stratégiques pour une oreille attentive. Au fur et à mesure que l’Agent 47 progresse silencieusement et exécute ses ennemis il est récompensé et remplit une barre d’Instinct qui permet d’activer différentes capacités spéciales. Lors de cette phase d’infiltration, il peut user et abuser d’une vue que ne renierait pas un célèbre et sombre vengeur masqué, capable de voir les ennemis à travers les murs et même de révéler leurs chemins de ronde. Une option qui risque de faire grincer quelques dents chez les accrocs de l’infiltration. Notons cependant que cette jauge sera plus ou moins gourmande selon le niveau de difficulté et qu’elle pourra sans doute être désactivée (même si les développeurs reconnaissent qu’ils sont encore trop tôt dans les tests pour prendre une décision ferme). Il faut dire que l’ambiance sonore particulièrement soignée est également très utile au joueur vigilant tandis que les chemins de ronde des ennemis sont suffisamment variés pour rendre l’utilisation de l’instinct presque nécessaire pour rester au secret.Kill Kill Bang BangDe l’aveu même des développeurs de Io Interactive, Hitman Absolution doit également permettre aux joueurs de ressentir la toute-puissance de l’Agent 47, le tueur infaillible et presque surpuissant. Si les phases d’infiltration mettent l’accent sur la tension, la démonstration du jour s’articulait autour de deux manières de parcourir le même niveau. Retour au point de départ donc et cette fois on nous annonce que l’Agent 47 ne va pas faire dans la dentelle. Alors que le premier tour nous a dévoilé une ambiance oppressante rythmée par les battements de cœur de l’Agent 47, cette fois-ci entre une hache d’incendie ou un fusil à pompe, l’homme ne rase plus les murs et avance à découvert. L’occasion de découvrir quelques exécutions bien sanglantes et si vous pensiez qu’une bible est un bouquin comme les autres ne sous estimez jamais le poids des mots.

Cette phase de jeu montre cependant quelques limites du gameplay dans sa phase de développement actuel. Limites que les développeurs sont sûrement en train de régler puisque le jeu ne semblait pas beaucoup plus dur dans ce mode commando bourrin. Même si l’on constate que la barre d’instinct ne se remplit pas aussi vite, la relative aisance avec laquelle le démonstrateur nettoie les salles sans que cela ne sonne l’alarme dans tout le niveau pourra interloquer les habitués de la série. Reconnaissons cependant que cela permettra au joueur d’alterner les approches et que ce constat est fait sur un niveau dévoilé sans que cela ne soit forcément applicable à tous les niveaux du jeu. Le niveau se termine par une fusillade en règle où le hitman passe en mode Bullet Time ici dénommé « Point Shooting » et assigne ses cibles pendant une pause tactique qui rappelle celles de Red Dead Redemption ou même de Mass Effect 2, la durée limitée en plus. L’occasion d’afficher une dernière fois l’évolution de la série désormais mélange d’action et d’infiltration.

Porté par une réalisation soignée et surtout une ambiance à couteaux tirés, Hitman Absolution est d’ores et déjà un titre d’action infiltration prometteur. Si les fans de la première heure risquent de regretter un gameplay qui peut sembler plus accessible, notons que le level design du niveau dévoilé était aussi le théâtre d’une histoire qui semble beaucoup plus présente que dans les épisodes passés. Les phases d’infiltrations sont assez riches comme le fait de pouvoir déplacer et cacher les corps mais aussi de se déguiser et de pouvoir se dissimuler le visage pour passer entre les ennemis avant qu’ils ne s’étonnent de votre présence. Les phases d’action sont efficaces et le sentiment de jouer un tueur tout puissant permet aussi de relâcher la pression des phases précédentes. On n’a plus qu’une hâte c’est de mettre la main sur la manette pour vérifier toutes ces impressions.



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